Le gouvernement Charest recule : Recyc-Québec et la Commission de l'équité salariale seront maintenus
vendredi 6 mai, 2011
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Québec – Le député de Richelieu et porte-parole de l’opposition officielle pour le Conseil du trésor, la fonction publique et les services gouvernementaux, Sylvain Simard, est satisfait des amendements présentés hier après-midi par la présidente du Conseil du trésor, Michelle Courchesne. Ces amendements concrétisent une demande formelle de l’opposition officielle de maintenir Recyc-Québec et la Commission de l’équité salariale, deux entités visées dans le projet de loi 130. « Dès l’annonce de leur abolition, nous avons talonné la ministre afin de connaître ses réelles motivations. Cependant, devant la force de nos arguments et la forte contestation des groupes concernés, elle a dû se rendre à l’évidence que la société ne gagnait absolument rien à les abolir », a déclaré Sylvain Simard.

Le député de Richelieu tient à préciser que l’opposition officielle ne remet pas en cause la nécessaire révision des structures et organismes gouvernementaux. « Une révision systématique est nécessaire; or, dans le cas actuel, le gouvernement libéral a procédé dans la plus complète improvisation. C’est d’ailleurs sa marque de commerce dans sa gestion de l’État », a-t-il ajouté.

Dès l’annonce de l’abolition de Recyc-Québec, le gouvernement libéral s’est retrouvé complètement isolé et personne ne comprenait les raisons qui le motivaient à mettre la hache dans un organisme qui, non seulement fonctionne bien, mais dégage des surplus financiers! « Je constate avec satisfaction que le gouvernement s'est enfin rendu à nos arguments. Recyc-Québec joue un rôle majeur concernant la gestion des matières résiduelles et le développement durable au Québec. C’est tellement vrai que le gouvernement lui a récemment confié de nouveaux programmes, alors qu’il s’apprêtait à l’abolir! », a affirmé la députée de Vachon et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'environnement, de développement durable, de parcs et d'eau, Martine Ouellet.

Pour sa part, la députée de Rosemont et porte-parole de l'opposition officielle en matière de condition féminine, Louise Beaudoin, se réjouit que le gouvernement ait aussi entendu raison en retirant du projet de loi les articles concernant la Commission de l’équité salariale. « Depuis le début, nous avons dit haut et fort que la décision du gouvernement d'abolir la commission, et ce, à peine un an après la modification de la Loi sur l'équité salariale, était totalement insensée et menaçait le droit des femmes à l'équité salariale. Tout cela aurait pu être évité si le gouvernement n’avait pas agi dans la plus grande improvisation et s’il avait pris la peine de consulter les groupes de femmes avant de prendre cette décision », a déclaré Louise Beaudoin.

La fusion des trois fonds de recherche : une mauvaise idée

Le Parti Québécois tente toujours de convaincre la ministre Courchesne de ne pas procéder à la fusion des trois fonds subventionnaires de recherche, tel que le prévoit le projet de loi 130. Depuis quelques semaines, il veut faire comprendre au gouvernement qu’il s’agit d’une mauvaise décision.

« Un jour, le gouvernement vante les trois fonds subventionnaires et dit qu’il s’agit d’un modèle envié par tous; le lendemain, il décide de changer le modèle sous prétexte de faire des économies. C’est à n’y rien comprendre. Tous les partenaires du milieu de la recherche disent à la ministre de ne pas toucher à ce qui fonctionne bien. C’est d’autant plus vrai que les objectifs visés par le gouvernement peuvent très bien être atteints sans la fusion. Il est encore temps au gouvernement d’y renoncer », a conclu le député de Kamouraska-Témiscouata et porte-parole de l'opposition officielle en matière de recherche, de technologie et d'innovation, André Simard.