Le gouvernement a encore beaucoup de devoirs à faire
mercredi 10 avril, 2019
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Québec, le 10 avril 2019 – C’est aujourd’hui que débutent à l’Assemblée nationale les consultations particulières et les auditions publiques sur le projet de loi no 17, Loi concernant le transport rémunéré de personnes par automobile. C’est dans ce cadre que le député des Îles‑de-la-Madeleine et porte-parole du Parti Québécois en matière de transports, Joël Arseneau, a tenu un point presse; il était accompagné de représentants de l’industrie du taxi et d’autres groupes qui réclament, à juste titre, qu’on les écoute davantage.

 

EN BREF
 

  • Oui, il est nécessaire de moderniser l’industrie du taxi; mais encore faut-il prendre en considération tous les aspects de ce pan important de notre économie, dont quelque 30 000 familles dépendent.
  • Pour le moment, le projet de loi de la CAQ est incomplet, voire bâclé.
  • Plusieurs questions ne trouvent pas de réponse dans l’actuel projet de loi, dont celles concernant la formation, la sécurité et la pratique en milieu rural, entre autres.
  • Il n’y a pas d’urgence; nous demandons au ministre des Transports, François Bonnardel, de prendre le temps de bien faire les choses.

 

Dans sa forme actuelle, le projet de loi no 17 ne va pas au fond du problème et ne garantit en rien la pérennité de cet important secteur économique. « Nous sommes d’accord avec l’objectif de modernisation. Toutefois, nous nous inscrivons en faux contre la déstructuration de l’industrie du taxi proposée par la CAQ. Les conséquences d’une telle approche n’ont pas été suffisamment documentées. Une réflexion plus en profondeur s’impose », a d’abord déclaré le porte‑parole

« Jusqu’à maintenant, on a négligé les questions touchant les conditions de travail et la formation des chauffeurs, la sécurité, les revenus de l’État, l’impact sur les services adaptés pour les personnes handicapées et les aînés, la réalité à l’extérieur des grands centres, et j’en passe!, a poursuivi Joël Arseneau. Le gouvernement semble croire que ces enjeux vont se régler d’eux-mêmes. Or, la pensée magique n’a jamais été en mesure de remplacer une étude d’impact sérieuse, qui, pour l’instant, fait cruellement défaut. »

Le député presse le ministre Bonnardel d’écouter davantage les demandes de l’industrie et de l’ensemble des groupes concernés. « Dans ce dossier, il n’y a pas lieu d’agir dans la précipitation. Si nous souhaitons adopter un projet de loi qui soit bénéfique à long terme pour le Québec, nous devons baser notre réflexion sur des faits, sur de l’information vérifiée et complète. Nous aurions certainement avantage, à tout le moins, à connaître les résultats des projets pilotes qui ont été réalisés, et ceux des expériences ayant été menées à l’étranger. Nous devrions, également, avoir la possibilité d’entendre toute la variété des points de vue en commission parlementaire. La solution que nous propose actuellement la CAQ est simpliste et incomplète; nous l’invitons à la bonifier, et nous offrons, pour ce faire, notre entière collaboration », a conclu le député des Îles‑de‑la-Madeleine.

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