Le député Martin Lemay annonce qu'il ne sera pas candidat lors de la prochaine élection générale
samedi 3 mars, 2012
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Montréal – Le député de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Martin Lemay, annonce aujourd'hui aux citoyens de sa circonscription qu'il ne sera pas candidat lors de la prochaine élection générale. Cette décision est le résultat d'une réflexion entamée depuis quelques mois déjà. Martin Lemay réitère tout son appui et toute sa solidarité à l'endroit de sa chef Pauline Marois, des députés et des membres du Parti Québécois. Dans l'avenir, il entend poursuivre son implication à la promotion et à l'avancement de l'indépendance du Québec d'une autre façon.

D'ici à l'élection, Martin Lemay continuera d'exercer ses fonctions de député comme il le fait depuis près de six ans. Voici la déclaration qu'il a faite :

_« Il y a plusieurs façons de s'intéresser à la chose publique. Faire de la politique active pendant plus de vingt ans en fut une. Ce n'est pas la seule. À la suite d'une longue réflexion, j'annonce donc que je ne serai pas candidat pour le Parti Québécois à la prochaine élection générale. Je continuerai cependant à suivre avec intérêt nos débats politiques, car, quoiqu'on en pense, ce domaine d'action collectif demeure l'endroit privilégié pour débattre des idées. Je compte bien continuer à y participer, mais je le ferai d'une façon différente. Je succomberai peut-être à la tentation de l'écriture.

Je tiens à dire que ce fut un honneur pour moi de représenter les citoyennes et les citoyens de Sainte-Marie-Saint-Jacques, une circonscription unique au Québec. Je remercie la population pour la confiance qu'elle m'a démontrée tout au long des six dernières années. Je remercie également les militantes et les militants du Parti Québécois qui, malgré les nombreux soubresauts, ont fait preuve d'une loyauté exemplaire. Je salue mes collègues députés qui ont démontré autant de compétence que d'attachement au Québec. Enfin, je remercie Pauline Marois pour la confiance qu'elle a eue à mon égard. Elle a pu compter sur la mienne. Il est réjouissant de constater que la force de caractère et la détermination sont maintenant reconnues comme des qualités essentielles en politique.

Grâce à la générosité de tous ces gens, j'aurai donc pu participer à l'une des plus grandes aventures humaines : la lutte pour l'indépendance de mon peuple.

En quittant la vie politique active, je n'ai qu'un seul regret : n'avoir pas su alerter l'opinion publique au sort réservé à la maison natale d'Honoré Mercier, le plus grand premier ministre de notre histoire. Cette situation regrettable en dit long sur notre incapacité à nous souvenir et à reconnaître l'apport de celles et ceux qui ont fait la grandeur de notre peuple. Les grands peuples connaissent et assument leur histoire. Au Québec, force m'est de constater que nous sommes bien loin du compte. Il y a quelques années, le professeur et sociologue Fernand Dumont posa la plus importante question de notre époque : "comment une capacité de création adviendrait-elle à un peuple s'il est convaincu d'avance que ce qu'il a auparavant accompli est sans valeur?" Dans les prochaines années, je tenterai d'y répondre.

Je quitte donc la politique active, disais-je, en rappelant ce sage conseil de cet homme politique fabuleux que fut Mercier et qui fut pour moi une source d'inspiration constante. Dès 1863, alors journaliste, Mercier formula une première fois ce qui restera la raison d'être de son engagement politique : "au nom de la patrie et de ses intérêts, les ressentiments du passé et les jalousies du présent doivent disparaître; il faut s'unir." Cet appel à l'unité des forces nationalistes et indépendantistes résonne jusqu'à aujourd'hui. Cette unité est nécessaire plus que jamais devant le risque réel de disparaître et, contrairement à la situation de nos ancêtres, ce n'est pas tant l'anglais qui nous menace que nos propres réflexes démontrant une histoire mal assumée. Quelques années avant Mercier, notre premier historien national, François-Xavier Garneau, écrivit que la destinée des Canadiens français sera "de lutter sans cesse". La capitulation devant nos responsabilités historiques n'est donc pas une option._

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