Le combat pour la défense et la promotion du français est une priorité
jeudi 31 juillet, 2014
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Québec, le 31 juillet 2014 – Le porte-parole de l'opposition officielle responsable de la Charte de la langue française et député de Bourget, Maka Kotto, profite du 40e anniversaire de l’adoption de la première Loi sur la langue officielle (loi 22) pour rappeler l’importance que revêtent la défense et la promotion de la langue française, ainsi que la nécessité de moderniser les outils législatifs en vigueur afin de poursuivre le travail amorcé en 1974.

« Cet anniversaire met en exergue tout le chemin parcouru pour faire de la langue française notre véritable langue commune. Il nous permet aussi de tracer un bilan des quatre dernières décennies et de constater, hors de tout doute, que la partie n’est pas gagnée. Nous devons faire de la promotion et de la protection du français une lutte de tous les instants, car en cette matière, notre pire ennemi est l’attentisme », a mentionné Maka Kotto.

Rappelons que la loi 22 constituait le premier jalon d’une réelle affirmation de la langue française comme unique langue de communication, d’enseignement et d’affaires au Québec. Elle fut suivie, trois ans plus tard, par l’adoption de la Charte de la langue française (loi 101) par le gouvernement de René Lévesque. Malgré ces avancées législatives significatives à l’époque, la situation linguistique s’est transformée depuis et nos outils de protection et de promotion de la langue doivent faire l’objet d’une actualisation.

« La ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française, Hélène David, doit agir et poursuivre les efforts de modernisation de la Charte déployés par le gouvernement de Pauline Marois, a insisté le député de Bourget. Le contexte a grandement évolué depuis 40 ans et nous n’atteindrons pas nos objectifs de protection, de valorisation et de promotion de la langue française si nous n’avons pas les outils nécessaires pour le faire. »

En commission parlementaire, la ministre David n’a malheureusement affiché aucune volonté de mettre en œuvre une réforme de la Charte de la langue française, ce qui est pourtant nécessaire pour affirmer le droit de vivre et de travailler en français, pour améliorer la présence du français en milieu de travail, notamment dans les PME, ainsi que pour favoriser le taux de francisation des immigrants.

« Quarante ans après la naissance de la loi qui en faisait notre langue officielle, force est de constater que le français subit toujours de fortes pressions. Comment arriverons-nous à assurer la survie de notre langue si le gouvernement ne reconnaît pas la nécessité d’adapter les mesures que nous avons mises en place pour la protéger? La ministre doit faire davantage que simplement souligner les anniversaires d’un passé plus reluisant pour le Parti libéral du Québec, elle doit s’inscrire dans l’histoire et, à son tour, poser les gestes forts qui s’imposent », a conclu Maka Kotto.