Langue française : pour passer du déclin au regain. Sérieusement.
samedi 8 septembre, 2018
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Le chef et la vice-cheffe du Parti Québécois, Jean-François Lisée et Véronique Hivon, ainsi que les candidats Catherine Fournier (Marie-Victorin), Maka Kotto (Bourget), Jennifer Drouin (Sainte‑Marie–Saint‑Jacques) et Marie-Aline Vadius (Laurier-Dorion), ont tenu un point de presse pour présenter les détails du futur projet de loi 202, qui sera déposé dans les 101 premiers jours d’un gouvernement Lisée. Le Parti Québécois dévoile ainsi un plan sérieux qui constitue la plus importante offensive en faveur du français depuis l’adoption de la loi 101 de Camille Laurin, il y a plus de 40 ans.

 

EN BREF

 

Pour renforcer le français au Québec, le Parti Québécois propose une loi 202, qui prévoit notamment :

  • d’exiger que 100 % des futurs immigrants et leur conjoint ou conjointe ne soient admis sur le territoire que s’ils démontrent une connaissance suffisante du français.
  • de rétablir le droit de travailler en français, mis à mal récemment par les tribunaux canadiens.
  • d’étendre la loi 101 aux entreprises de 25 à 50 employés – ce à quoi se refusent toujours le PLQ et la CAQ.
  • d’exiger une réelle connaissance du français des diplômés des cégeps et des universités anglophones du Québec.
     

« Derrière le déni libéral et les dangereuses propositions de la CAQ se profile une lente mais certaine fragilisation du français, le cœur de notre identité. Les données du recensement de 2016 sont sans appel : le déclin du français au Québec est incontestable, en particulier quant à la proportion de citoyens pour qui c’est la langue principale à la maison. En plus, selon Statistique Canada, le nombre d’entreprises où le français langue de travail cède la place à un bilinguisme intégral a franchi le cap des 10 % à Montréal et progresse rapidement. Il faut à tout prix inverser cette tendance et redonner un élan au français au Québec », a déclaré d’emblée Jean-François Lisée.

 

« Dans près de 60 % des cas, il est désormais impossible d’obtenir un emploi à Montréal – y compris pour pelleter de la neige! – si on ne démontre pas une connaissance de l’anglais. C’est un portrait alarmant auquel s’ajoute l’échec libéral en matière de francisation des immigrants. Et cela, les Québécois le sentent bien; dans un sondage publié hier, 61 % des Québécois francophones estiment que le français a reculé depuis 10 ans. Et 68 % prévoient que ce recul s’amplifiera au cours des 10 prochaines années », a poursuivi Catherine Fournier.

 

Évoquant un récent rapport de la vérificatrice générale, le Parti Québécois dresse un constat sans appel : les libéraux ne sont pas crédibles lorsqu’il est question d’immigration ou de francisation. « Depuis 15 ans, l’entrée de plusieurs cohortes d’immigrants qui ignorent totalement le français – 58 % en 2017 – et les taux d’échec faramineux des cours de francisation – 90 %! – contribuent lourdement au déclin du français. De plus, en donnant leur bénédiction à de nouvelles règles plus laxistes, les libéraux ont sciemment permis un recul du français dans l’affichage », a ajouté Jennifer Drouin.

 
« Il y a urgence d’agir. Or, ce n’est certainement pas le danger que représente la CAQ qui permettra de relancer le français au Québec. François Legault dit se préoccuper de notre langue, alors qu’il permettrait l’entrée au Québec de 40 000 personnes n’en ayant pas la moindre connaissance. Il a d’ailleurs révélé le fond de sa pensée lorsqu’il a dit qu’on accordait trop d’importance au français dans la sélection de l’immigration. La CAQ, c’est assurément l’accélération du déclin du français! », a prévenu Marie-Aline Vadius.

 

« Il revient donc au Parti Québécois d’agir avec force pour opérer un redressement. Cela nécessite le retour d’une réelle volonté nationale aux commandes du Québec, qu’incarnera le Parti Québécois. Nous déposerons une loi 202 sur la langue et l’immigration dans les 101 premiers jours de notre mandat. Globalement, il faut réaffirmer que la langue officielle et commune, au Québec, c’est le français. Et que ça va rester ainsi », a de son côté insisté Maka Kotto.

 

Enfin, le Parti Québécois est très clair : il faut une approche « 100 % succès » pour les néo-Québécois. « C’est important d’assurer l’intégration réelle des nouveaux arrivants au marché du travail, dans les régions et dans les professions. Il faut aussi un effort robuste pour faire reculer la discrimination. Les libéraux nous ont habitués aux opérations de relations publiques qui n’ont aucun effet concret. Et les caquistes, eux, n’en parlent jamais. Le Parti Québécois, lui, s’attaquera sérieusement à cet enjeu », a conclu Véronique Hivon.

 

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