La santé mentale est négligée par Gaétan Barrette
mercredi 25 janvier, 2017
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Québec, le 25 janvier 2017 – Alors qu’il est beaucoup question de santé mentale dans l’espace public et que la Semaine nationale de prévention du suicide approche à grands pas, Diane Lamarre, porte-parole du Parti Québécois en matière de santé, d’accessibilité aux soins et de soutien à domicile, note que le gouvernement libéral néglige les investissements en ce domaine. Elle exige du gouvernement Couillard qu’il y consacre davantage de ressources.

« Avec l’arrivée du gouvernement libéral, la santé mentale a subi quatre coups durs. D’abord, à l’automne 2015, le ministre de la Santé a annoncé un plan d’action en santé mentale de 70 M$ sur 5 ans. Nous nous attendions, évidemment, à 14 M$ par année pendant 5 ans… mais ce n’est pas ce qui s’est passé. Il n’y a pas eu d’argent pour 2016 ni pour 2017. En fait, il n’y aura pas d’argent pour ce plan avant l’élection générale de 2018. Sans argent, il est plus difficile d’avoir des actions qui améliorent les services, entre autres en ce qui a trait aux logements supervisés, pourtant prévus dans le plan d’action », a dénoncé Diane Lamarre.

« Le sous-financement des services en santé mentale a d’autres conséquences concrètes. Près de 30 % des personnes ayant besoin d’une première intervention ont finalement accès à des soins après plus de 30 jours, donc hors des délais acceptables. Dans les Laurentides, le délai d’accès moyen pour un usager est de 45 jours. En Abitibi-Témiscamingue, il est de 40 jours et, en Outaouais, de 50 jours. Et plus les gens attendent longtemps, plus ils sont à risque de s’enfoncer dans la maladie. À terme, cela coûte plus cher à la société », a ensuite exposé la députée.

De plus, le fait de vider les CLSC au profit des cliniques privées a été une autre grave erreur du gouvernement libéral. « En forçant le transfert des travailleurs sociaux et des autres professionnels des CLSC vers les groupes de médecine de famille, le gouvernement libéral privatise des soins psychosociaux. Nous sommes passés de la médecine communautaire et préventive à la médecine curative. Nous craignons aussi que la clientèle qui utilisait les services des CLSC ne soit pas la même que celle des GMF », a poursuivi la porte-parole.

Le dernier coup dur pour la santé mentale, c’est le bilan désastreux du ministre en tant qu’employeur. « Selon un récent sondage mené par l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux, l’APTS, auprès de ses membres, 60 % d’entre eux ont indiqué être en situation de détresse psychologique élevée ou très élevée. Non seulement le ministre néglige la santé mentale des Québécois, il néglige aussi celle de ses propres employés. Difficile de rendre un système plus performant dans ce contexte », a conclu Diane Lamarre.