La révision de la Loi sur le tabac doit se faire dans les plus brefs délais
jeudi 20 novembre, 2014
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Québec – Le Parti Québécois joint sa voix à celles de la Coalition québécoise pour le contrôle du tabac et de la Société canadienne du cancer, qui réclament une révision de la Loi sur le tabac dans les plus brefs délais. Le député de Rosemont et porte-parole de l’opposition officielle en matière de services sociaux, de protection de la jeunesse, de soins à domicile et de prévention, Jean-François Lisée, et la députée de Taillon et porte-parole en matière de santé et d’accessibilité aux soins, Diane Lamarre, demandent eux aussi au gouvernement d’agir rapidement dans ce dossier.

« La réduction du tabagisme est un objectif collectif essentiel à la santé de nos concitoyens. Les lois sur le tabac ont eu des effets positifs sur le taux de tabagisme au Québec : celui-ci est passé de 35 % au milieu des années 1990 à 20 % actuellement. Nous pouvons encore faire mieux; d’autres mesures efficaces peuvent être mises en place, et cela passe par une révision de la loi. Malheureusement, on a appris cette semaine que la ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois, ne déposera pas de projet de loi avant Noël, comme elle s'y était pourtant engagée », a déclaré Jean-François Lisée.

Rappelons que le travail dans ce dossier a été entamé par le gouvernement du Parti Québécois; la Commission de la santé et des services sociaux avait d'ailleurs formulé ses recommandations, et notre gouvernement était clair sur ses intentions d'agir rapidement.

« Avec ce que l’on connaît aujourd’hui des dommages causés par le tabagisme, nous avons la responsabilité de faire en sorte que nos jeunes ne commencent jamais à fumer. Nous sommes préoccupés et très déçus par ce recul du gouvernement libéral, surtout après les coupes en santé publique annoncées avec le projet de loi 10. Nous devrions plutôt privilégier la santé publique et mettre à jour rapidement une loi qui date de 2005. En outre, ce serait clairement un investissement; au Québec, le tiers des coûts encourus par les journées d’hospitalisation est directement attribuable au tabagisme. Ceci démontre aussi les dangers de politiser le système de santé, comme le prévoit le projet de loi 10, car il devient difficile d’implanter des mesures de prévention qui donneront des résultats dans 10, 20 ou 40 ans », a conclu Diane Lamarre.

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