La ministre Véronique Hivon demande au gouvernement fédéral de reconduire la SPLI en respectant les orientations québécoises en matière de lutte à l'itinérance
dimanche 8 septembre, 2013
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Montréal – À l'occasion d'un événement organisé par le milieu communautaire, la ministre déléguée aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse, madame Véronique Hivon, a demandé au gouvernement fédéral de reconduire la Stratégie des partenariats de lutte contre l'itinérance (SPLI) en respectant les orientations québécoises en matière de lutte à l'itinérance.

Dans son dernier budget, le gouvernement fédéral a manifesté son intention de modifier unilatéralement les règles de la SPLI afin de soutenir la seule approche « Logement d'abord », ce qui aurait comme conséquence grave de priver de financement de nombreux et importants projets québécois de lutte à l'itinérance qui répondent à des besoins et réalités variés. Le 30 avril dernier, la ministre Hivon a d'ailleurs présenté une motion qui a été adoptée à l'unanimité par les membres de l'Assemblée nationale pour dénoncer cette intention.

« Nous demandons au gouvernement fédéral de modifier cette orientation. D'un programme qui permettait aux collectivités de définir elles-mêmes leurs priorités pour lutter contre l'itinérance, nous nous retrouverons avec un programme qui nous impose une seule et unique approche. Si la nouvelle orientation fédérale demeure inchangée, nous ne pourrons continuer à agir selon nos priorités. Rappelons que la prévention et la lutte à l'itinérance passent par des approches diversifiées : il n'y a pas de recette unique », a déclaré la ministre Véronique Hivon.

Alors que le gouvernement du Québec a fait une priorité de l'élaboration d'une politique nationale en matière d'itinérance, laquelle était réclamée depuis plusieurs années sous le précédent gouvernement, et que l'ensemble du milieu communautaire de lutte à l'itinérance est grandement mobilisé autour des retombées positives qui en découleront, les nouvelles orientations fédérales mettraient en péril cet élan.

« Concrètement, si les orientations fédérales devaient être conservées, cela signifie que les organismes communautaires qui offrent un service qui n'entre pas dans le cadre rigide de la seule approche « Logement d'abord » se verraient retirer leur financement provenant de la SPLI. C'est toute une organisation de services qui serait bousculée, des emplois qui seraient compromis et surtout des personnes vulnérables et aux grands besoins qui n'auraient plus accès à des ressources qui sont pour elles cruciales », a conclu madame Hivon.

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