La ministre de la Famille a-t-elle menti?
lundi 24 novembre, 2014
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Québec – La députée d'Hochelaga-Maisonneuve et porte-parole de l’opposition officielle en matière de condition féminine, Carole Poirier, demande des explications à la ministre de la Famille, Francine Charbonneau, qui aurait complètement ignoré une demande du Conseil du statut de la femme (CSF) pour que soit effectuée une analyse différenciée selon les sexes de l’impact de la décision idéologique du gouvernement de moduler les tarifs des services de garde sur la présence des femmes sur le marché du travail.

« Le 6 octobre dernier, le CSF a invité le gouvernement à procéder à cette analyse différenciée. Pourquoi la ministre a-t-elle refusé de donner suite à cette suggestion? Pourquoi avoir mentionné, vendredi dernier, qu’elle n’avait pas eu le réflexe de demander son avis au CSF et que cela constituait une erreur? Est-ce parce qu’elle n’avait pas procédé à cette analyse qu’elle dit maintenant que la taxe famille n’est qu’une proposition? Ou bien la ministre a menti, ou bien elle a sciemment ignoré la lettre du CSF et choisi de ne pas effectuer d’analyse différenciée selon les sexes. C’est une faute grave pour laquelle elle doit des explications aux Québécois », a déclaré Carole Poirier.

Comme l’a fait vendredi dernier sa collègue députée de Taschereau et leader parlementaire de l’opposition officielle, Agnès Maltais, la députée demande formellement à la ministre de procéder à une analyse différenciée selon les sexes, analyse qui, à ce jour, n’a pas encore été réalisée.

« Au Québec, nous avons décidé d’instaurer un système qui donne le choix aux femmes, en leur permettant de retourner sur le marché du travail. La modulation des tarifs nous fait revenir en arrière. Tout comme le CSF, nous croyons aux bienfaits du réseau des services de garde quant à la présence des femmes sur le marché du travail et à la conciliation famille-travail-études », a conclu Carole Poirier.