La classe moyenne a besoin d'aide : il faut abolir la taxe santé
mercredi 15 février, 2012
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Québec – Le Parti Québécois revient à la charge et réclame l'abolition de la taxe santé. Il souhaite que ce geste soit posé dès le prochain budget, au bénéfice de 4,5 millions de contribuables québécois.

« La taxe santé est odieuse. Elle frappe durement et directement les familles de la classe moyenne. Dès 2010, nous l'avons dénoncée avec vigueur. Il faut l'abolir dès maintenant », a déclaré le député de Rousseau et porte-parole de l'opposition officielle en matière de finances et de développement économique, Nicolas Marceau.

Cette taxe régressive, mise en place par le gouvernement Charest en 2010, ne tient pas compte du revenu des contribuables. Ainsi, ceux qui ont un revenu annuel de 30 000 dollars paient le même montant que ceux qui gagnent 1 million de dollars.

La semaine dernière, la chef de l'opposition officielle et députée de Charlevoix, Pauline Marois, s'est engagée à aider les familles de la classe moyenne; cette abolition permettrait aux familles d'avoir 400 dollars de plus dans leur poche. Ceux qui ont les moyens financiers (ceux qui gagnent 130 000 dollars et plus) contribueraient selon leur revenu au Fonds des services de santé.

« Pour un ministre du gouvernement libéral de Jean Charest, 400 dollars, ça représente l'équivalent du coût d'un souper pour un couple dans un grand restaurant. Pour une famille de la classe moyenne, c'est l'équivalent de deux épiceries. Quand on entend un ministre dire que c'est un montant raisonnable, c'est renversant », a fait savoir le député de Rousseau.

Un premier vote important pour les députés caquistes

Les députés de l'Assemblée nationale voteront demain, le mercredi 15 février 2012, sur une motion de l'opposition officielle qui se lit ainsi :

« Que l'Assemblée nationale exige du gouvernement l'abolition de la contribution santé et son remplacement par des modifications à la structure fiscale afin de transférer la charge fiscale de la contribution santé de la classe moyenne vers les classes supérieures de revenus. »

« Plutôt que de gérer, les libéraux de Jean Charest préfèrent taxer. Les Québécois n'en peuvent plus. Avec la faible majorité libérale à l'Assemblée nationale, la balle est dans le camp de François Legault : va-t-il se ranger dans le camp du Parti libéral, celui qui veut taxer, ou dans le camp de la classe moyenne, que le Parti Québécois veut aider? », a conclu Nicolas Marceau.

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