La Charte de la langue française : toujours essentielle au Québec
vendredi 30 janvier, 2015
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Québec – Le député de Bourget et porte-parole de l’opposition officielle responsable de la Charte de la langue française, Maka Kotto, profite du récent jugement de la Cour du Québec réaffirmant que la loi 101 a toujours sa raison d’être pour réitérer l’importance de protéger la langue française au Québec.

« Le juge Salvatore Mascia a rejeté les doléances des commerces à l’origine de cette cause, selon lesquelles les protections linguistiques n’avaient plus leur raison d’être. Nous croyons tout le contraire. Dans le contexte du Québec, une enclave francophone dans un continent anglophone, il faut assurer une vigilance constante. La vitalité de notre langue publique commune dépend, entre autres, de la façon dont nous la protégeons », a déclaré Maka Kotto.

Le député rappelle par ailleurs que les données du recensement de 2011 démontrent un recul du poids démographique du français, sur le plan du nombre de locuteurs l’ayant comme langue maternelle ou comme langue d’usage. De plus, une étude du Conseil supérieur de la langue française, rendue publique en décembre 2014 et intitulée L’usage du français et de l’anglais par les Québécois dans les interactions publiques, portrait de 2010, confirme que l’objectif de la loi 101 – de faire du français la langue commune de tous les Québécois dans l’espace public – n’est pas atteint; même qu’on s’en éloigne un peu plus chaque jour, surtout à Montréal.

« On doit s’inquiéter de la baisse du poids démographique des francophones de langue maternelle, mais davantage encore de la diminution de la proportion de la population qui parle le français au travail et dans ses interactions publiques, notamment à Montréal. Cela prouve que les efforts pour la protection de notre langue publique commune doivent être constants. Mais quel est le plan d’action du gouvernement en matière de langue? Nous ne l’avons pas du tout entendu à ce sujet depuis son arrivée au pouvoir. Qu’entend-il faire pour le français en tant que langue de travail, de commerce et d’affichage? Malheureusement, les seules fois où Philippe Couillard s’est prononcé sur la question de la langue, c’était pour dire que les employés d’une chaîne de production devraient pouvoir répondre en anglais aux acheteurs étrangers venus visiter leur usine, et en Islande, lorsqu’il a affirmé que le premier ministre du Québec n’avait pas besoin de parler français dans les forums internationaux », a conclu Maka Kotto.