Journée internationale des femmes : Pauline Marois exhorte Stephen Harper à ne pas abolir le registre des armes à feu
vendredi 9 mars, 2012
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Montréal – La chef de l'opposition officielle et députée de Charlevoix, Pauline Marois, exhorte le gouvernement de Stephen Harper à renoncer à abolir le registre des armes à feu. « Cette décision malheureuse et idiote du gouvernement conservateur de démanteler le registre des armes à feu heurte de plein fouet les femmes qui se sont battues pour le contrôle des armes depuis la tragédie de Polytechnique ». C'est ce qu'a déclaré Pauline Marois aujourd'hui au Monument-National, lieu significatif dans la lutte des femmes pour le droit de vote, alors qu'elle présentait cinq nouvelles candidates du Parti Québécois en vue de la prochaine campagne électorale.

Pour Pauline Marois, le Québec a fait beaucoup de chemin au cours des dernières décennies à l'instar des femmes. Cependant, la société québécoise est confrontée à des reculs importants depuis quelques années. Les gouvernements de Jean Charest et de Stephen Harper font reculer les droits des femmes.

« Le chemin le plus porteur pour l'avancement professionnel des femmes, c'est l'éducation. Or, la hausse de 75 % des frais de scolarité décrétée par le gouvernement de Jean Charest nuira particulièrement à l'éducation des femmes. Un gouvernement du Parti Québécois s'engage à maintenir le gel des frais de scolarité. Il faut préserver l'accessibilité aux études supérieures pour toutes et tous », a déclaré la chef de l'opposition officielle.

Les nombreuses hausses de tarifs imposées par le gouvernement libéral nuisent à tous les Québécois, mais particulièrement aux femmes. La taxe santé en est un exemple patent qui touche tout le monde sans égard au revenu. Pauline Marois s'engage à ce qu'un gouvernement du Parti Québécois abolisse cette taxe injuste dès son arrivée au pouvoir.

« La responsabilité des soins de santé d'une famille est souvent dans une grande proportion attribuée aux femmes. Quand un membre de la famille est en perte d'autonomie, c'est souvent la femme qui agit comme proche aidante. Le Parti Québécois s'engage à alléger leur fardeau en instaurant une politique nationale de soins à domicile », a précisé Pauline Marois, celle qui a créé le réseau des centres de la petite enfance.

La question des accommodements déraisonnables est un autre enjeu qui menace le principe même d'égalité entre les hommes et les femmes. Si le gouvernement de Jean Charest refuse d'agir, un gouvernement du Parti Québécois adoptera rapidement une charte de la laïcité qui rétablira clairement ce principe cher aux Québécoises et aux Québécois.

La plus grande menace pour les femmes vient cependant d'Ottawa et du gouvernement de Stephen Harper. En 2004 le Canada se classait au 7e rang selon l'indice d'inégalité entre les sexes établi par le Forum économique mondial, il a chuté au 25e rang en 2009.

« À Ottawa, c'est l'armée avant la santé, les prisons avant l'éducation, la royauté avant les aînés et les armes avant les femmes, a déclaré Pauline Marois. Plusieurs politiques conservatrices touchent particulièrement les femmes comme l'abolition du registre des armes à feu, la réforme des régimes de sécurité de vieillesse ou la remise en question du libre choix par le dépôt de projets de loi d'intérêt privé. C'est inacceptable », a conclu Pauline Marois, en rappelant que le programme du Parti Québécois est celui qui répond le mieux aux besoins des femmes québécoises.