Jean Charest doit cesser de faire de l'électoralisme avec l'argent des Québécois
jeudi 5 juillet, 2012
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Québec – Devant l'imminence d'un déclenchement électoral, la chef de l'opposition officielle et députée de Charlevoix, Pauline Marois, demande au premier ministre de s'engager dès maintenant à ne plus utiliser les fonds publics à des fins partisanes.

L'annonce d'un prêt de 58 millions de dollars à la mine Jeffrey vendredi dernier sent l'électoralisme à plein nez. Non seulement cet argent est versé à un contributeur libéral, mais il servira à financer une industrie moribonde sans avenir dans le seul but de tenter de séduire l'électorat de la circonscription de Richmond.

« Le premier ministre devrait être respectueux des fonds publics et s'engager dès maintenant à ne plus utiliser l'argent des Québécois pour faire des annonces électoralistes », a déclaré la chef de l'opposition officielle, en exigeant de connaître la nature exacte du prêt accordé à la mine Jeffrey.

Les gens de Richmond ne sont pas dupes. Déjà, les travailleurs de la mine ont été déçus d'apprendre qu'ils ne pourront reprendre leur travail avant un an. Or, Jean Charest nous a appris à ne pas nous fier à ce type d'annonces électoralistes.

En 2007, le premier jour de la campagne électorale, Jean Charest promettait un montant de 200 millions de dollars pour la relance de l'usine Wayagamack de Kruger à Trois-Rivières et la création de 200 emplois. Ce projet n'a toujours pas été réalisé à ce jour.

Quelques jours plus tard en 2007, le premier ministre promettait 400 millions de dollars pour l'agrandissement de L'Hôtel-Dieu de Québec. Non seulement les coûts ont doublé depuis cinq ans, mais le projet n'est pas encore réalisé.

En 2008, peu de temps avant le déclenchement de la campagne électorale, Jean Charest annonçait un projet de 1,2 milliard de dollars à Bécancour pour un projet d'usine de panneaux solaires de la compagnie REC Silicon. Le projet qui devait créer 300 emplois n'a pas encore vu le jour.

« À l'approche de la campagne électorale, alors qu'on voit les annonces électoralistes se multiplier, le premier ministre doit renoncer à chercher à acheter son élection avec des fonds publics », a conclu Pauline Marois.

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