Jacques Duchesneau est congédié pour avoir trop parlé
vendredi 28 octobre, 2011
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Québec – « Le départ de Jacques Duchesneau de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) doit être interprété pour ce qu’il est : un congédiement. À l’évidence, M. Duchesneau vient d’être congédié pour avoir trop parlé et indisposé le gouvernement libéral ».

C’est ce qu’a déclaré le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de sécurité publique, réagissant à la décision dévoilée aujourd’hui et prise par le chef de l’UPAC, Robert Lafrenière, de montrer la porte à M. Duchesneau.

« Déjà que l’UPAC peine à recruter du personnel depuis sa mise sur pied il y a huit mois, il est pour le moins étonnant qu’elle se paie le luxe de mettre à la porte le chef de l’unité anticollusion du ministère des Transports du Québec. C’est un drôle de message, car rien n’est réglé, loin de là, a poursuivi le député de Verchères. Ça augure bien mal pour la suite des choses. C’est aussi un signal que le rapport Duchesneau, éventré dans les médias, a indisposé bien du monde au sein des troupes libérales », a-t-il ajouté.

Le Parti Québécois estime que le travail de l’UPAC n’est pas de jouer le jeu du gouvernement, mais de faire des enquêtes dans le milieu criminel et de procéder à des arrestations et des mises en accusation.

« Annoncée en grande pompe il y a plus de huit mois, l’UPAC n’a pas encore donné les résultats attendus, tout comme l’escouade Marteau, mise en place il y a deux ans. C’est plutôt décevant et ce n’est pas en mettant à la porte des enquêteurs qu’on parviendra à arrêter les coupables de la collusion et de la corruption au Québec », a conclu Stéphane Bergeron, qui se questionne par ailleurs sur le prix que les contribuables devront assumer pour mettre fin au contrat de Jacques Duchesneau avant l’échéance.