Intégrisme religieux - L’autruche libérale doit se sortir la tête du sable
mardi 20 janvier, 2015
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Québec – Le député de Matane-Matapédia et porte-parole de l’opposition officielle en matière de sécurité publique, Pascal Bérubé, la députée de Pointe-aux-Trembles et porte-parole en matière d’éducation primaire et secondaire, Nicole Léger, et la députée de Taschereau et porte-parole en matière de laïcité, Agnès Maltais, ont réagi à l’information publiée dans les médias selon laquelle des institutions d’enseignement bien implantées au Québec auraient des liens avec des organisations terroristes reconnues.

« Il y a un an aujourd’hui que Fatima Houda-Pepin a été expulsée du caucus libéral; quel bilan le gouvernement trace-t-il de ses actions contre l’intégrisme religieux? Que fera-t-il concernant ces enjeux et les faits qui sont rapportés dans les médias? Continuera-t-il de se traîner les pieds dans ce dossier? », a questionné le député Pascal Bérubé.

« Le ministre de l’Éducation dit que la situation est inquiétante et qu’il faut agir rapidement, mais le premier ministre est embarrassé et hésitant chaque fois qu’on évoque la présence et l’influence des intégristes religieux au Québec. Il y a pourtant urgence d’agir; ce n’est pas en niant le problème qu’il disparaîtra! Philippe Couillard doit être clair et catégorique; il a le devoir de garantir à la population que les écoles sont des lieux où la propagande islamiste ne peut circuler », a ajouté Nicole Léger.

La ministre de la Justice manque de leadership

La députée de Taschereau, Agnès Maltais, a de nouveau déploré le manque de leadership de la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, qui se laisse dicter son agenda par un premier ministre qui se traîne les pieds sur les enjeux de la laïcité et de l’égalité entre les hommes et les femmes. En effet, alors qu’elle disait qu’un projet de loi allait être déposé avant la fin de la dernière session parlementaire, le premier ministre a repoussé l’échéance à la fin du mandat, pour ensuite la rapprocher.

« Le gouvernement a brisé sa promesse d’agir sur ces dossiers. Depuis le discours d’ouverture, Philippe Couillard ne cesse de trouver des prétextes pour reculer, sans doute parce qu’il a clairement un malaise lorsqu’on aborde ces questions. La ministre de la Justice devrait pouvoir montrer davantage de fermeté et le convaincre d’aller de l’avant », a conclu Agnès Maltais.