Intégration et lutte contre la discrimination - L’opposition officielle veut qu’on passe enfin à l’action
jeudi 2 novembre, 2017
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Québec, le 2 novembre 2017 – La porte-parole de l’opposition officielle pour la Métropole ainsi qu’en matière d’immigration et de communautés culturelles, Carole Poirier, a présenté le projet de loi 998, Loi visant principalement à faciliter l’accès au marché du travail aux personnes qui font partie d’une minorité visible en raison de leur origine ethnique ou de la couleur de leur peau et à lutter contre la discrimination et le racisme. Ce projet de loi vise la mise en œuvre des 20 mesures concrètes pour l’intégration et la lutte contre la discrimination et le racisme présentées par le Parti Québécois en février dernier.

EN BREF

  • L’opposition officielle présente un projet de loi visant principalement à faciliter l’accès au marché du travail pour les immigrants et à lutter contre la discrimination et le racisme.
  • Après 15 ans d’inaction libérale, le temps d’agir concrètement est venu.
  • Le projet de loi propose trois plans d’action à mettre en place immédiatement : sensibilisation sur la discrimination à l’embauche, intégration et francisation, et lutte contre l’analphabétisme.
  • Il propose aussi d’instituer un comité de suivi permanent sur l’intégration et la lutte contre la discrimination et le racisme.
  • Il regroupe les 20 mesures concrètes présentées par le Parti Québécois en février dernier.

« Les libéraux sont au pouvoir depuis 15 ans. À plusieurs reprises, nous leur avons demandé d’agir pour la réussite de la diversité. Plusieurs consultations sur la discrimination à l’embauche et le racisme ont été tenues, mais aucune action concrète n’en a découlé. Lorsque nous avons présenté une première fois nos mesures, l’ancienne ministre nous a offert une fin de non‑recevoir, s’entêtant à tenir sa consultation sur la discrimination systémique et le racisme. Pourtant, le gouvernement libéral pourrait dès maintenant envoyer un signal clair pour favoriser l’intégration des nouveaux arrivants, reconnaître leurs acquis et compétences, lutter contre la discrimination à l’emploi et dans le logement, et soutenir la francisation de tous les Québécois », a soutenu Carole Poirier.

Le projet de loi 998 propose trois plans d’action à mettre en place immédiatement : sensibilisation sur la discrimination à l’embauche, intégration et francisation, et lutte contre l’analphabétisme. Il propose aussi d’instituer un comité de suivi permanent sur l’intégration et la lutte contre la discrimination et le racisme, qui serait responsable du suivi, des propositions et des études éventuelles menées sur ces questions.

Plusieurs autres mesures concrètes contenues dans le projet de loi visent à favoriser une meilleure intégration à l’emploi, notamment :

  • Lancer un projet-pilote de curriculum vitæ anonymes;
  • Interdire l’exigence d’une première expérience de travail canadienne;
  • Élargir l’obligation d’adopter un programme d’accès à l’égalité à l’emploi à tout organisme public;
  • Délivrer une évaluation comparative de scolarité hors Canada en même temps que l’octroi du Certificat de sélection du Québec;
  • Uniformiser l’équivalence des acquis des personnes ayant étudié hors Québec;
  • Faire en sorte que les conseils d’administration des sociétés d’État soient constitués d’au moins 1/6 de membres issus de la diversité culturelle québécoise.

« La sous-représentation des Québécois d’adoption au sein de la fonction publique est alarmante. Seulement 38 des 6000 employés que compte la SAQ sont issus d’une minorité visible. Chez Hydro‑Québec, c’est 903 sur 20 000. Au total, il manque plus de 25 000 employés issus de la diversité dans les organismes publics. Devant cet échec du gouvernement libéral, nous proposons le courage de l’action! », a renchéri la députée d’Hochelaga-Maisonneuve.

Sur le plan de la francisation, le projet de loi comprend les mesures suivantes :

  • Exiger une connaissance intermédiaire du français pour tout nouvel immigrant économique, de même que pour sa conjointe ou son conjoint.
  • Modifier la Charte de la langue française de façon à :

                         o   Appliquer la loi 101 aux entreprises de 25 à 50 employés ainsi qu’aux entreprises et aux organismes à charte fédérale;

                         o   Mettre un cran d’arrêt à la pratique de nombreux employeurs réclamant la connaissance de l’anglais pour des tâches où cela n’est pas indiqué.

« Chaque histoire d’immigration doit être une réussite. Le gouvernement a l’occasion, en appelant notre projet de loi, de démontrer son engagement pour le succès de tous les Québécois d’adoption. La balle est dans le camp du nouveau ministre de l’Immigration, David Heurtel », a conclu Carole Poirier.