Infrastructures routières dans la région de Montréal – « Le premier ministre doit prendre ses responsabilités et faire preuve de leadership », insiste Pauline Marois
vendredi 5 août, 2011
Facebook
Twitter

Montréal – « Ce qui s’est passé cette semaine dépasse les bornes. Les gens sont inquiets, découragés et exaspérés par ce gouvernement qui refuse de prendre ses responsabilités et par le ministre Hamad qui est dans le déni. Comment le ministre Hamad peut-il déclarer que les routes sont toutes sécuritaires alors que le premier ministre lui-même déclarait que c’était un miracle que personne n’ait été blessé? Il est temps de mettre fin à l’improvisation, au laxisme et au manque de leadership du gouvernement Charest », a déclaré la chef de l’opposition officielle et députée de Charlevoix, Pauline Marois, accompagnée du porte-parole de l’opposition officielle en matière de transports et député de Gouin, Nicolas Girard, et du député de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Martin Lemay.

« Le ministre des Transports du Québec est manifestement dépassé par les événements. Or, le premier ministre s’en lave les mains, il ne fait preuve d’aucun leadership. Pourtant, la situation est grave et, dans quelques jours, les gens vont revenir de vacances et ce sera le chaos sur les routes. Je demande donc au premier ministre de délaisser les relations publiques du Plan Nord et de passer au “Plan Sud” », a indiqué Mme Marois.

« L’effondrement de la poutre dans le tunnel Ville-Marie nous a malheureusement démontré l’incapacité du gouvernement Charest à gérer une crise importante, brisant ainsi le lien de confiance envers les Québécois. Il y a un manque flagrant de transparence et de suivi sur les chantiers. Il est absolument déplorable que le ministre Hamad, avec la complicité de Jean Charest, nie toute responsabilité alors que nous avons appris depuis dimanche que le ministère des Transports n’avait pas autorisé les plans et devis pour les travaux dans le tunnel Ville-Marie. Comment le ministre explique-t-il qu’aucun employé du ministère des Transports n’assurait la surveillance du chantier au moment de l’incident dimanche dernier? », a ajouté Mme Marois.

« Quant à la transparence, sans l’insistance du Parti Québécois et le travail des journalistes, les Québécois auraient été tenus dans l’ignorance. Dans le dossier des infrastructures routières dans la région de Montréal, l’opacité est devenue la marque de commerce de ce gouvernement. Je crois que les Montréalais et les Québécois sont assez intelligents pour comprendre les enjeux qui sont liés au transport routier dans notre métropole. Nous exigeons de nouveau que tous les rapports d’inspection concernant les infrastructures routières soient rendus publics », a insisté Nicolas Girard.

« Ce nouvel incident sur notre réseau routier touche directement la vie des Montréalais et des résidants de ma circonscription. Cela a aussi un impact important sur l’économie de la métropole. L’improvisation doit cesser », a pour sa part déclaré Martin Lemay.

Des éléments de solutions

« Afin d’éviter des problèmes futurs aux citoyens et aux entreprises de la région de Montréal, nous sommes disposés à collaborer avec le gouvernement. Voici quelques propositions :

  • D’abord, il faut rassurer la population et la seule façon de le faire, c’est par la transparence. Le gouvernement devrait publier sur le site Internet du ministère des Transports toutes les études touchant les infrastructures.- Nous voulons que le gouvernement renforce l’expertise de l’État en matière de travaux publics : c’est primordial. Les infrastructures routières sont névralgiques pour le transport des personnes et pour les entreprises dans la région de Montréal et c’est le gouvernement qui en est responsable, tant au plan de la sécurité des automobilistes que de la gestion des fonds publics consacrés à leur entretien. Il doit donc assumer ses responsabilités quant aux ressources humaines devant être affectées à l’inspection et à la surveillance des nombreux chantiers.- Nous demandons au premier ministre de mettre en place un comité permanent qui assurera une réelle coordination entre les gouvernements de Québec et d’Ottawa et les municipalités dans la région de Montréal, dont les mandats seraient : de limiter au maximum la congestion routière qui étouffe Montréal; d’établir les priorités et de planifier adéquatement les travaux d’infrastructures; de maintenir en bon état nos infrastructures; et de développer de nouveaux projets de transports collectifs.- Finalement, il m’apparaît plus que jamais nécessaire d’instituer une enquête publique sur l’industrie de la construction. Le premier ministre doit prendre les choses en main. N’attendons pas qu’une tragédie se produise. N’attendons pas que le chaos routier paralyse Montréal et le Québec. Il faut agir avec force maintenant et mettre fin au désordre et à l’improvisation », a fait valoir Mme Marois.

« Après les problèmes connus sur le pont Champlain, l’échangeur Turcot, l’échangeur Dorval, le pont Mercier et maintenant l’autoroute Ville-Marie, il faut que l’État redonne confiance aux citoyens, qu’il reprenne le contrôle de la planification et de l’évaluation des projets. Il faut enfin du leadership et de la transparence », a conclu Pauline Marois.

Bienvenue sur le site du Parti Québécois!

Une de nos propositions pourrait vous intéresser.

Vous voulez en savoir plus?