Grève étudiante : une motion de l'Assemblée nationale pour établir un dialogue entre les étudiants et le gouvernement libéral
mardi 27 mars, 2012
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Québec – La députée de Taillon et porte-parole de l'opposition officielle en matière de prêts et de bourses et d'enseignement supérieur, Marie Malavoy, veut forcer le gouvernement libéral à s'asseoir avec les étudiants.

« Jeudi dernier, ils étaient 200 000 personnes dans la rue à manifester pacifiquement avec un message clair : la hausse draconienne des droits de scolarité est inacceptable. La mobilisation est impressionnante et dépasse largement les réseaux étudiants. Or, le gouvernement libéral fait la sourde oreille depuis déjà trop longtemps. L'heure est au dialogue », a déclaré Marie Malavoy.

Le Parti Québécois reproche à la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, de jeter de l'huile sur le feu en refusant systématiquement de rencontrer les représentants étudiants. « L'entêtement de la ministre Beauchamp la rend responsable aujourd'hui des débordements. Il est temps que ça cesse », a ajouté le député de Terrebonne et porte-parole de l'opposition officielle pour la jeunesse et les affaires étudiantes, Mathieu Traversy.

Discours gouvernemental contradictoire

Marie Malavoy se questionne également sur les intentions du gouvernement libéral quant aux bonifications éventuelles à apporter au régime des prêts et bourses. « La ministre Beauchamp a fermé la porte à double tour alors que le ministre des Finances, Raymond Bachand, et le premier ministre l'ont ouverte. Il serait temps d'avoir l'heure juste », a indiqué la porte-parole du Parti Québécois.

Afin de dénouer la crise, le Parti Québécois entend faire adopter cette semaine une motion par l'Assemblée nationale. Tous les députés devront se prononcer sur la motion suivante :

« Que l'Assemblée nationale du Québec exige du gouvernement libéral que, dans les plus brefs délais, il négocie avec ouverture avec les représentants élus du mouvement étudiant afin de dénouer l'impasse actuelle quant à l'augmentation des droits de scolarité. Que cette motion devienne un ordre de la Chambre. »

La députée rappelle que la hausse libérale des droits de scolarité affecte directement les familles de la classe moyenne. Elles devront payer jusqu'à 3800 $ par année par enfant à l'université en plus des frais afférents et des frais de subsistance. Pour une famille avec deux, trois ou quatre enfants, l'accessibilité aux études supérieures risque d'être compromise. « Après trois semaines de crise, un gouvernement et un premier ministre responsables doivent saisir cette offre de gros bon sens », a conclu Marie Malavoy.

Rappelons que le Parti Québécois s'oppose à la décision libérale de hausser de 75 % les droits de scolarité et s'engage à tenir un sommet sur l'enseignement supérieur et l'adoption d'une loi-cadre qui régira les droits de scolarité et les autres frais afférents, qui préservera l'accessibilité économique et l'accessibilité régionale, qui respectera la capacité de payer des étudiants et qui visera à diminuer l'endettement étudiant.

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