Grâce au Parti Québécois, le pdg de l’Autorité des marchés publics sera nommé aux deux tiers de l’Assemblée nationale
mercredi 22 novembre, 2017
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Québec, le 22 novembre 2017 – La porte‑parole de l’opposition officielle pour le Conseil du trésor, Nicole Léger, se réjouit que le gouvernement libéral accepte sa proposition de nommer le pdg de l’Autorité des marchés publics (AMP) avec l’approbation des deux tiers des députés élus à l’Assemblée nationale. Quant au porte‑parole en matière de sécurité publique, Pascal Bérubé, il souhaite que le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, prenne exemple sur son collègue Robert Poëti et qu’il accepte que le patron de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) soit, lui aussi, nommé par les élus.

 

 

EN BREF

  • Grâce au Parti Québécois, le pdg de l’Autorité des marchés publics sera nommé aux deux tiers de l’Assemblée nationale.
  • C’est un pas dans la bonne direction; pourquoi le gouvernement ne fait‑il pas la même chose pour l’UPAC?

 

« Dès le début de l’étude du projet de loi n° 108, Loi favorisant la surveillance des contrats des organismes publics et instituant l’Autorité des marchés publics, j’ai insisté auprès du ministre pour que le pdg soit nommé par un vote aux deux tiers de l’Assemblée nationale, et j’ai déposé des amendements en ce sens. Je me réjouis que le ministre Robert Poëti se soit rangé à nos arguments pour que le pdg de l’AMP, qui sera le grand surveillant des contrats publics, soit finalement nommé par l’ensemble des élus », a déclaré Nicole Léger.

 

Toutefois, le gouvernement libéral refuse toujours que le commissaire à la lutte contre la corruption, qui dirige l’UPAC, soit nommé par l’Assemblée nationale. « Depuis plusieurs années, le Parti Québécois demande que le patron de l’UPAC soit désigné par un vote d’au moins les deux tiers des députés, afin d’éviter que celui qui enquête sur le parti au pouvoir soit nommé par ce même parti. Je fais la demande au ministre Coiteux : prenez exemple sur votre collègue, faites preuve d’ouverture et acceptez notre proposition : le patron de l’UPAC doit être choisi par au moins les deux tiers des députés », a ajouté Pascal Bérubé.