Gaz de schiste : le Québec ne doit pas devenir comme la Pennsylvanie et doit interdire la fracturation hydraulique
lundi 17 octobre, 2011
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Québec – Le Parti Québécois salue la détermination de plusieurs citoyens et élus municipaux qui se sont rendus en Pennsylvanie la fin de semaine dernière pour mieux comprendre les effets de l’exploitation des gaz de schiste.

« Leurs constats sont inquiétants : contamination de l’eau et de puits, dépréciation de la valeur des maisons, nocivité du silice, exploitation archaïque. Bref, autant de motifs qui justifient amplement, qu’ici au Québec, on prenne les bonnes décisions et, en ce sens, la fracturation hydraulique doit être interdite», a déclaré la députée de Vachon et porte-parole de l’opposition officielle en matière de mines et de gaz de schiste, Martine Ouellet.

Le Parti Québécois considère que la technologie actuelle n’est pas au point. Les citoyens qui se sont rendus en Pennsylvanie ont pu apprendre que les puits horizontaux peuvent maintenant atteindre une longueur de 4 km, au lieu du 1 km annoncé ici. Qui plus est, plusieurs puits d'eau souterraine ont été contaminés lors de forage vertical. Le risque est donc grand, même au stade de l'exploration.

« La technologie n'est pas au point. L'industrie joue aux apprentis sorciers, n'a pas le contrôle et fait des expériences sur le dos de l'environnement et des citoyens. Les citoyens de la plaine du Saint-Laurent ne sont pas et ne veulent pas devenir des rats de laboratoire », a ajouté la députée.

Depuis plus d’un an, le Parti Québécois réclame un moratoire complet sur l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste. « Avec tout ce qu’on apprend depuis un an, il faut, nous aussi, comme en France, interdire la fracturation hydraulique. Le gouvernement Charest doit, d’ici l’ajournement des travaux parlementaires en décembre, présenter un projet de loi en ce sens », a conclu Martine Ouellet.