Futur pont Champlain - Le Bureau des partenaires appuie la proposition d'une structure à deux niveaux
mardi 1 octobre, 2013
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Montréal – Le ministre des Transports et ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire, M. Sylvain Gaudreault, accompagné du ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes, à la Francophonie canadienne et à la Gouvernance souverainiste, M. Alexandre Cloutier, a rencontré ce matin le Bureau des partenaires — pont Champlain pour partager la vision stratégique du gouvernement québécois pour le futur pont Champlain

Un pont à deux niveaux

Plus tôt ce printemps, le ministère des Transports a mandaté la firme Hatch Mott MacDonald (HMM) une firme d'experts en technologies ferroviaires et en ingénierie des ponts, pour proposer une configuration optimale qui favorisera la meilleure intégration du Système léger sur rail (SLR), le mode de transport collectif retenu par Québec.

Selon la firme, un pont avec deux tabliers superposés serait la configuration la plus compatible avec l'implantation du SLR. Ce type de structure, estimé par la firme à 1,4 G$, offrirait des possibilités élargies et répondrait aux besoins actuels et futurs pour le transport des personnes et des marchandises.

« Nous croyons qu'il est de notre responsabilité de traduire la vision des transports du Québec dans une proposition concrète, réaliste et rigoureuse. Ce que nous proposons aujourd'hui, avec l'appui du milieu, est une vision intégrée des transports qui répond aux intérêts et aux attentes des Québécois pour aujourd'hui et les 100 prochaines années. Cette infrastructure faciliterait l'exploitation du SLR et apporterait une plus grande flexibilité sur le plan du transport collectif en plus d'offrir des possibilités architecturales intéressantes », a déclaré le ministre Gaudreault.

En faisant ce choix, le niveau inférieur serait consacré exclusivement au réseau ferroviaire et à d'autres modes de transports collectifs, dont les autobus. Le niveau supérieur serait quant à lui dédié à la circulation autoroutière, avec un total de six voies et de deux accotements, en plus d'un espace réservé au transport actif.

Présent à cette rencontre, le réputé ingénieur Roger Nicolet, a soumis son appréciation de l'étude de HMM. « Il s'agit d'un travail sérieux et extrêmement bien documenté qui prend en compte les problématiques d'opération, d'entretien, de qualité et de longévité de l'ouvrage.

La structure d'un pont à deux niveaux s'avère avantageuse, et ce, tant sur le plan de l'ingénierie que de la sécurité publique. En fait, il s'agit d'un projet presque idéal », a affirmé M. Nicolet.

Appui des partenaires

Fort de l'appui des partenaires, obtenu lors de la rencontre, le ministre Gaudreault a acheminé le rapport de HMM au ministre fédéral de l'Infrastructure, des Collectivités et des Affaires intergouvernementales, M. Denis Lebel.

Les partenaires ont tenu à rappeler, lors de cette rencontre, leurs inquiétudes face au financement de la nouvelle infrastructure. « L'instauration d'un péage par le gouvernement fédéral sur le nouveau pont suscite des craintes quant aux impacts que cela pourraient avoir sur les autres ponts liant Montréal et la Rive-Sud tout en soulevant de sérieuses questions en matière d'équité régionale. Les citoyens de la Rive-Sud font déjà les frais de la congestion chaque matin pour aller travailler, ils ne doivent pas en plus défrayer seuls les coûts du remplacement du pont », a précisé Mme Caroline St-Hilaire, mairesse de Longueuil et vice-présidente de la communauté métropolitaine de Montréal.

« Un pont assurant l'efficacité et la fluidité des déplacements et la sécurité des usagers, permettra de soutenir de manière significative les échanges commerciaux dans la région de métropolitaine », a renchéri M. Marc Cadieux, président-directeur général de l'Association du camionnage du Québec. M. Cadieux a aussi mentionné toute l'importance de réduire le plus possible les délais de construction de l'infrastructure.

Une discussion plus large sur le financement des infrastructures de transport s'impose donc maintenant avec le gouvernement fédéral. « Le financement d'une infrastructure comme le nouveau pont Champlain mérite une attention particulière et une coopération entre les différents paliers de gouvernement. Je suis préoccupé par la position que défend le fédéral depuis l'annonce du projet, mais je demeure convaincu que nous pourrons collaborer à l'élaboration d'une solution satisfaisante pour tous les usagers du pont », a appuyé le ministre Cloutier.

Le choix du SLR a fait consensus parmi tous les membres du Bureau des partenaires. Il y a également consensus sur le projet de structure à deux niveaux. « Nous croyons qu'il est de notre responsabilité de présenter une vision d'ensemble qui répond aux attentes des Québécois. J'invite donc le gouvernement fédéral à recevoir avec ouverture la proposition que je lui ai soumise aujourd'hui afin que nous ayons des discussions franches et ouvertes dans ce dossier » a conclu M. Gaudreault.