Fuites à la centrale Gentilly 2 en juin dernier : y a-t-il une raison d'avoir caché l'information?
mercredi 24 août, 2011
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Québec – Le député de Marie-Victorin et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’énergie, Bernard Drainville, se questionne sérieusement sur l'attitude de la haute direction d’Hydro-Québec qui a caché une importante fuite survenue à la centrale Gentilly 2 en juin dernier, causant ainsi la fermeture de la centrale pendant plusieurs jours.

« ll y est question de la santé et la sécurité des gens. Si l’incident survenu en juin dernier était anodin comme on nous le dit, pourquoi l’avoir caché à la population? Les explications de la direction d'Hydro sont insuffisantes », a déclaré Bernard Drainville.

Le député de Marie-Victorin se demande par ailleurs si la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, était au courant de cet incident. « Ou bien elle était au courant et elle a préféré se faire complice de la haute direction d’Hydro-Québec et cacher l’information aux Québécois, ou bien elle ne l’était pas ce qui n’a rien de rassurant », a-t-il poursuivi.

M. Drainville note au passage que ça fait plus de six mois que la société d’État a fait parvenir une panoplie de documents sur l’avenir de la centrale nucléaire, mais la ministre Normandeau les garde secrets. Rappelons également que le Parti Québécois a maintes fois réclamé une commission parlementaire sur Gentilly 2 afin de prendre connaissance des études et des rapports concernant l’éventuelle réfection de la centrale nucléaire.

« En mars dernier, devant les dépassements de coûts colossaux et l’utilité réelle de la centrale dans le portefeuille énergétique du Québec, Hydro-Québec n’excluait pas la fermeture totale de la centrale. Nous nous sommes prononcés en faveur de la fermeture de la centrale; le Québec dispose d’atouts considérables en matière d’énergies renouvelables et vertes et n’a pas besoin de la filière nucléaire. Ceux qui nous accusent d’être peu soucieux des pertes d’emplois sont de mauvaise foi : Hydro-Québec est une société d’État suffisamment développée pour réintégrer ces personnes au sein d’autres divisions, après les travaux de fermeture qui dureront plusieurs années », a conclu le député de Marie-Victorin.