Frais encourus par les patients pour obtenir des soins médicaux : le ministre Bolduc doit réviser sa politique de remboursement pour aider les patients en régions éloignées
mercredi 28 septembre, 2011
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Québec – « Chaque jour, des personnes ayant besoin de soins de santé spécialisés doivent se déplacer dans une autre région pour obtenir les soins de santé qui leur sont médicalement requis. Or, si une personne habite à moins de 250 kilomètres du lieu où elle sera traitée, elle devra payer elle-même les frais de déplacement pour aller se faire soigner. Il est temps que le ministre de la Santé, Yves Bolduc, revoie cette règle qui représente un frein à l’accès à des soins de santé ».

C’est ce qu’a déclaré la députée de Taschereau et porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé, Agnès Maltais, aujourd’hui à l’Assemblée nationale, après avoir questionné le ministre Bolduc. Les députés de Jonquière et de Duplessis, Sylvain Gaudreault et Lorraine Richard, sont aussi intervenus pour réclamer du ministre qu’il bouge rapidement.

Selon une note interne qui circule au ministère de la Santé et des Services sociaux, on confirme que si la norme d’admissibilité aux remboursements était établie à 200 kilomètres, alors qu’elle est actuellement à 250 kilomètres, on augmenterait considérablement l’accès aux soins de santé. On évalue à 13 000 le nombre de déplacements supplémentaires qui pourraient ainsi être remboursés pour un coût estimé à 2,1 millions de dollars.

La députée de Duplessis, Lorraine Richard, a donné l’exemple qu’à Havre-Saint-Pierre les femmes enceintes doivent faire plus de 230 kilomètres, à leurs frais, pour se rendre à Sept-Îles afin d’avoir accès à une échographie. « C’est un exemple réel que vivent de nombreuses femmes sur la Côte-Nord. Ça doit aussi arriver ailleurs au Québec », a déclaré Lorraine Richard.

« Depuis plus d’un an, j’interviens sans relâche auprès du ministre Bolduc pour qu’il modifie la norme. C’est une question d’équité élémentaire : les résidants des régions éloignées n’ont pas à payer davantage pour obtenir des soins de santé, ils paient déjà suffisamment d’impôts et de taxes. Le ministre Bolduc a déjà en main les études nécessaires à la prise de décision. On s'attend à ce qu'il passe rapidement à l'action », a conclu le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault.