Forages dans le Saint-Laurent - Le gouvernement en pleine contradiction
vendredi 22 août, 2014
Facebook
Twitter

Québec – Le député de Jonquière et porte-parole de l’opposition officielle en matière de développement durable et d’environnement, Sylvain Gaudreault, et le député de Marie-Victorin et porte-parole en matière d’énergie et de ressources naturelles, Bernard Drainville, dénoncent le double discours des libéraux dans le dossier de TransCanada. Derrière les portes closes, le gouvernement a en effet autorisé des forages en milieu marin, au large de Cacouna, avant même d’attendre le début des travaux du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), qu’il a pourtant lui-même annoncés.

« Le ministre de l'Environnement laisse aller les forages dans l'estuaire du Saint-Laurent, alors même que le BAPE n'a pas encore commencé ses travaux ni rendu ses recommandations. Son devoir est de protéger la faune et ses habitats, pas de protéger l'agenda de la compagnie TransCanada. En agissant ainsi, le ministre confirme qu'il ne donne aucune crédibilité à la procédure d’évaluation environnementale », a déclaré Sylvain Gaudreault.

Le Parti Québécois exige que le ministre David Heurtel rende immédiatement publics les avis scientifiques de son ministère et ceux de Pêches et Océans Canada, sur lesquels il appuie sa décision d’octroyer un certificat d’autorisation.

La transparence libérale n’existe pas

Les députés soulignent par ailleurs que c’est grâce à l’action du Parti Québécois que le gouvernement a consenti à tenir un BAPE spécifique sur l’ensemble du projet d’oléoduc Énergie Est.

« En réalité, aujourd’hui, le gouvernement adopte exactement la même attitude que le gouvernement libéral de 2010 dans le dossier du gaz de schiste : improvisation totale et mépris des impacts environnementaux. La présumée transparence promise par le gouvernement libéral n’existe tout simplement pas », a poursuivi Bernard Drainville.

Rappelons qu’en mai dernier, TransCanada n'a pas obtenu de certificat d'autorisation du ministère de l’Environnement pour aller de l'avant avec des levés géophysiques, en raison de l'émission de contaminants dans l’estuaire du Saint-Laurent qui menaceraient le rétablissement de la population de bélugas.