Flagrant délit de plagiat : l'usure du pouvoir rend Jean Charest amnésique
jeudi 5 avril, 2012
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Québec – « Avec son programme de remboursement proportionnel au revenu, le gouvernement nous sert du réchauffé. En 2005, Pierre Reid, alors ministre de l'Éducation et maintenant député d'Orford, avait proposé exactement la même chose. Ce programme n'avait jamais vu le jour, car il a été aboli deux mois plus tard par son successeur, Jean-Marc Fournier, actuel leader du gouvernement. Si le premier ministre ne se souvient pas de cette décision de 2005, c'est peut-être parce que ça fait trop longtemps qu'il est au pouvoir! », a déclaré la députée de Taillon et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'enseignement supérieur et de prêts et bourses, Marie Malavoy, en réaction aux mesures visant à faciliter l'accessibilité aux études supérieures proposées par la ministre de l'Éducation et le ministre des Finances.

« Le gouvernement impose ses conditions aux étudiants au lieu de s'asseoir avec eux pour écouter leurs propositions. Ce n'est pas de cette manière qu'il va dénouer l'impasse dans laquelle nous nous trouvons. Comme d'habitude, ça sent l'improvisation du côté du gouvernement! », a ajouté Marie Malavoy.

« Le gouvernement n'a aucune intention de faire preuve de bonne foi dans ce dossier. La hausse libérale de 143 % des droits de scolarité sur 10 ans est une aberration qui pénalise principalement la classe moyenne. Le gouvernement, en sortant de son chapeau une solution improvisée, ne se rend pas compte que les problèmes d'accessibilité et d'endettement resteront les mêmes pour les étudiants », a expliqué le député de Terrebonne et porte-parole de l'opposition officielle pour la jeunesse et les affaires étudiantes, Mathieu Traversy.

La députée de Taillon a de nouveau demandé au gouvernement de rencontrer les étudiants en présentant la motion suivante :

« Que l'Assemblée nationale du Québec exige du gouvernement libéral qu'il négocie de bonne foi avec les représentants élus du mouvement étudiant afin de dénouer l'impasse actuelle quant à l'augmentation des droits de scolarité. »

« Les libéraux n'ont même pas daigné me permettre de me lever pour lire cette motion à l'Assemblée nationale. Ils bâillonnent les étudiants et utilisent la même tactique avec l'opposition officielle en pleine Chambre. C'est honteux! », a conclu la députée de Taillon.