Financement des partis politiques : le Parti Québécois souhaite un véritable financement populaire en limitant la contribution annuelle à 100 dollars
mardi 8 mai, 2012
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Québec – Le député de Marie-Victorin, Bernard Drainville, est heureux que l'Assemblée nationale se prononcera formellement demain sur une proposition qu'il a pilotée avec ses collègues de Gouin et de Rousseau, Nicolas Girard et Nicolas Marceau, lors du congrès national du Parti Québécois en avril 2011 afin de limiter la contribution annuelle à un parti politique à 100 dollars.

« Il aura fallu deux ans pour convaincre les ministres libéraux d'abaisser la contribution maximale à un parti politique de 3000 à 1000 dollars. Le PLQ a cédé sous la pression par la multiplication des scandales et des révélations. Ce n'est pas un motif pour s'arrêter en chemin, il faut mettre en place un véritable financement populaire », a déclaré Bernard Drainville.

Le Parti Québécois se réjouit que la CAQ et François Legault, après avoir joué sur les deux tableaux pendant des mois, s'affichent clairement en faveur de la position adoptée par le Parti Québécois il y a déjà plus d'un an. Cependant, Bernard Drainville se questionne toujours sur la position de Québec solidaire qui préfère une contribution maximale à 500 dollars.

Les députés de l'Assemblée nationale devront donc voter, le mercredi 9 mai prochain, sur la motion suivante :

« Conformément au programme du Parti Québécois adopté lors du congrès national du 17 avril 2011, que l'Assemblée nationale exige que les règles de financement des partis politiques soient modifiées afin que la contribution annuelle maximale par électeur soit de 100 $. »

« Depuis des années on ne compte plus les révélations mettant en cause des stratégies douteuses sur le financement. Les plus récentes, notamment l'organisation par des firmes d'ingénierie de cocktails de financement du PLQ ou encore la présence d'un membre présumé de la mafia lors d'un petit déjeuner avec la ministre Line Beauchamp, contribuent au cynisme et minent la confiance des citoyens envers nos institutions politiques et les élus. Pour redonner confiance, nous devons éloigner la politique de l'influence indue des collecteurs de fonds et des lobbies. Nous invitons les députés libéraux à mettre de côté leurs intérêts partisans et ceux de leurs amis afin d'agir pour le bien commun et pour le Québec », a conclu Bernard Drainville.