Fermeture d'Avéos à Montréal : le Parti Québécois fait adopter une motion de l'Assemblée nationale en faveur d'une poursuite judiciaire
jeudi 22 mars, 2012
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Québec – À l'initiative du Parti Québécois, l'Assemblée nationale a adopté aujourd'hui une motion unanime afin de forcer le respect de la loi adoptée par le Parlement fédéral pour le maintien des emplois à Montréal, après la privatisation d'Air Canada.

« Ça fait des mois que l'inquiétude est réelle. La fermeture a toutes les allures d'une fermeture dûment planifiée comme en témoigne la liquidation des actifs. Il faut donc tout faire pour que la loi soit respectée et empêcher cette liquidation, non seulement pour préserver cette activité économique essentielle à la région métropolitaine, mais aussi pour les 1800 familles affectées par cette décision tout aussi douteuse que brutale », a déclaré le député de Gouin et porte-parole de l'opposition officielle en matière de transports, Nicolas Girard.

Ainsi, les députés de l'Assemblée nationale ont adopté unanimement la motion suivante :

_ « Que l'Assemblée nationale du Québec invite le gouvernement du Québec à prendre, dans les plus brefs délais, tous les recours juridiques possibles pour le maintien des centres de révision et d'entretien d'Air Canada à Montréal dans le respect de la Loi sur la participation publique au capital d'Air Canada de 1988 afin que les emplois des travailleurs soient maintenus à Montréal. »_

Le député de Gouin rappelle que dès le 19 avril 2011, des travailleurs d'Avéos s'étaient présentés à l'Assemblée nationale pour faire part de leurs inquiétudes. « L'inaction libérale coûte cher, 1800 travailleurs ont perdu leur travail. Ils ont aujourd'hui besoin d'aide. L'adoption d'une motion, c'est bien, mais ce n'est pas suffisant. La balle est dans le camp du gouvernement Charest pour forcer Ottawa à faire respecter la loi », a poursuivi Nicolas Girard.

Les conservateurs sont insensibles et insouciants

Pour le Parti Québécois, l'attitude du gouvernement conservateur est totalement condamnable. « Quand les travailleurs d'Air Canada veulent exercer leur droit de grève, Ottawa intervient et ça devient un enjeu national. Quand 1800 travailleurs perdent leur emploi à Montréal, Ottawa reste de marbre et n'intervient pas! C'est deux poids, deux mesures », a souligné, pour sa part, le député de Marie-Victorin et porte-parole en matière d'affaires intergouvernementales canadiennes, Bernard Drainville.

Il insiste pour que l'adoption de cette motion soit suivie d'un geste concret de la part du gouvernement Harper, totalement insouciant, insensible. « Assez, c'est assez. Le ministre fédéral des Transports, Denis Lebel, se cache dans son bureau pendant que 1800 travailleurs sont dans la rue, laissés à leur sort. La loi lui donne le pouvoir d'intervenir; c'est son devoir et sa responsabilité. Contrairement aux conservateurs, nous ne les laisserons pas tomber », a conclu Bernard Drainville.

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