Exploitation pétrolière dans le golfe du St-Laurent - Le Québec doit fermer la porte aux pétrolières en se dotant d’une loi qui réaffirme notre souveraineté environnementale
samedi 6 février, 2021
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Québec, le 6 février 2021 – Devant la volonté affichée d’une compagnie albertaine d’étudier le potentiel pétrolier dans le golfe du Saint-Laurent, le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon, ainsi que le député de Jonquière et porte-parole en matière d’énergie, d’environnement et de lutte contre les changements climatiques, Sylvain Gaudreault, estiment qu’il devient impératif de doter le Québec d’un cadre juridique qui lui garantira d’être le seul à décider des projets autorisés. Cette loi viendra notamment clarifier que l’exploitation pétrolière et gazière dans le golfe du Saint-Laurent n’est pas une avenue possible au Québec.
 

 
EN BREF

  • Le Parti Québécois se joint aux élus de la Côte-Nord pour dénoncer la possible concrétisation de projets pétroliers et gaziers dans le golfe.
  • Le gouvernement de la CAQ doit cesser d’être ambigu et rassurer les Québécois.
  • Les potentielles ressources que recèle le golfe du Saint-Laurent suscitent la convoitise; il est impératif que le Québec se dote d’un cadre juridique qui préviendra la prédation du golfe du Saint-Laurent par des compagnies pétrolières.

 

La sortie de la compagnie albertaine a créé beaucoup de colère et d’inquiétude chez les élus de la Côte-Nord, qui craignent des conséquences économiques mais aussi environnementales de possibles projets pétroliers sur leur territoire. « Présentement, il y a un moratoire qui empêche toute exploitation pétrolière et gazière dans le Saint-Laurent, mais pour combien de temps? Le gouvernement du Québec doit renoncer clairement à tout forage dans le golfe du Saint-Laurent et la seule manière de rassurer les Québécois en ce sens, c’est d’adopter une loi. », a insisté Paul St‑Pierre Plamondon.

 

L’inquiétude est grande, notamment pour les écosystèmes. « Cette majestueuse mer intérieure qu’est le golfe est reconnue par l’ONU pour son importance écologique et biologique. Or, les écosystèmes de notre fleuve sont aussi fragiles qu’ils sont riches », a pour sa part fait valoir Sylvain Gaudreault. « Le gouvernement doit fermer la porte aux pétrolières, mais aussi réaffirmer que le Québec aura toujours le dernier mot sur ce qui se passe sur son territoire. » Pour ce faire, le Parti Québécois invite le gouvernement à appeler le plus rapidement possible le projet de loi no 391, présenté justement par le député de Jonquière, dont l’objet est d’affirmer la primauté de la compétence du Québec en matière d’environnement face à Ottawa.

 

« La pression est forte, actuellement. Dernièrement, le gouvernement du Canada s’est montré très agressif à cet égard. Non seulement il multiplie les initiatives pour favoriser l’exploitation pétrolière en milieu marin, notamment au large de Terre-Neuve – il vient d’y autoriser pas moins de 40 forages exploratoires! – mais, en outre, il a aboli le processus d’évaluation environnementale pour accélérer l’approbation des futurs projets. Le Québec doit donc être plus vigilant que jamais et se doter de politiques claires! », a conclu le chef du Parti Québécois.

 

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SOURCE :     Lucas Medernach

                     Directeur des communications

                     Parti Québécois

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