Est-ce que le Parti libéral collaborera finalement avec l’UPAC?
vendredi 21 novembre, 2014
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Québec – À la lumière de l’information parue dans La Presse, la députée de Taschereau et leader parlementaire de l’opposition officielle, Agnès Maltais, ainsi que le député de Verchères et porte-parole en matière d’éthique et d’intégrité, Stéphane Bergeron, constatent que malgré l’engagement du premier ministre à collaborer aux enquêtes policières, l’UPAC doit avoir recours à des filatures pour pouvoir enquêter sur le Parti libéral du Québec, et ce, en raison du manque de collaboration de certains éléments du parti.

« À la lecture de l’article, plusieurs questions troublantes se posent. Le premier ministre est devenu chef du Parti libéral en avril 2013. Une enquête de l’UPAC a été ouverte en août 2013. Nous comprenons qu’il y a eu des filatures en février dernier, soit près d’un an après l’arrivée de Philippe Couillard à la tête de son parti. Il a dit à de nombreuses reprises que le PLQ collaborait aux enquêtes. Pourquoi des filatures sont-elles nécessaires, dans ce cas? Il doit donner un signal clair à ses troupes : elles ont le devoir de collaborer », a déclaré Agnès Maltais.

« Les autorités policières n’ont pas recours à la filature, à moins que l’enquête soit importante et qu’il y ait présomption que des crimes graves ont été commis. Dans le cas qui nous occupe, on laisse sous-entendre qu’il y aurait eu collusion pour couvrir la corruption, ce qui est extrêmement sérieux. Le texte nous apprend aussi que des hauts fonctionnaires seraient impliqués. Le secrétaire général du gouvernement, Roberto Iglesias, doit également ordonner aux fonctionnaires de collaborer », a conclu Stéphane Bergeron.