Entreprises et travailleurs forestiers : le gouvernement a abandonné l'industrie forestière
lundi 31 octobre, 2011
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Québec – « Le gouvernement du Québec a abandonné l’industrie forestière. Pourtant, il a entre les mains tous les outils pour aider intelligemment et durablement les entreprises et les travailleurs forestiers et il doit s’en servir pour agir au plus tôt », a déclaré Denis Trottier, député de Roberval et porte-parole de l’opposition officielle en matière de forêts, au terme d’une interpellation où il a questionné le ministre Clément Gignac.

L’opposition officielle a profité de cette interpellation pour questionner le ministre sur plusieurs difficultés vécues par le secteur forestier, notamment le manque d’argent; le retard dans l’annonce des montants pour les travaux sylvicoles; le refus des banques de financer les entreprises forestières; les programmes mal adaptés, etc

L’opposition officielle a également présenté des cas de travailleurs touchés par la crise qui sévit depuis 2005. « Ces gens méritent tout notre soutien et notre admiration. Ils croient profondément, comme notre parti, en l’avenir de l’industrie du bois au Québec. Mais en ce temps de crise, le gouvernement doit apporter de l’aide à ces travailleurs, ce qui ne se fait pas depuis 2005 », a continué le député.

Denis Trottier a également proposé des solutions à la crise afin que celle-ci ne s’accentue pas comme les prévisions semblent l’indiquer. « Nous proposons une véritable charte du bois qui favorisera la 2e et 3e transformation. Nous avons d’ailleurs déposé un projet de loi ayant pour objectif de favoriser l’utilisation du bois dans la construction, ce qui aiderait à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Nous voulons également lancer un vaste chantier d’aménagement sylvicole qui pourrait doubler d’ici 25 ans la valeur et la production forestières. Également, nous ajouterions la mise sur pied d’un régime d’épargne forestier qui permettrait aux travailleurs et aux citoyens d’investir dans leurs entreprises afin d’aider à relancer le milieu forestier. À tout cela, s’additionneraient des garanties de prêts pour les entreprises et la participation de l’État dans les entreprises les plus innovantes », a expliqué le député.

« Pour mettre en application ces solutions, il faut une réelle volonté politique et c’est ce qui manque au gouvernement de Jean Charest qui reste insensible depuis le début de la crise forestière en 2005. Il est temps que ça change! », a conclu Denis Trottier.