Entente Québec-Canada - Le gouvernement a abandonné l’approche québécoise en itinérance
vendredi 19 décembre, 2014
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Québec – Le député de Rosemont et porte-parole de l’opposition officielle en matière de services sociaux, de protection de la jeunesse, de soins à domicile et de prévention, Jean-François Lisée, dénonce l’attitude de la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique, Lucie Charlebois, qui a complètement abandonné, face à Ottawa, l’approche québécoise en matière de lutte contre l’itinérance; les balises pour le prochain appel de projets de la Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance le démontrent.

Effectivement, la majorité (65 %) des projets déposés devront privilégier l’approche du gouvernement fédéral, axée uniquement sur le Logement d’abord, alors que le Québec devrait pouvoir décider lui-même de recourir à une diversité d’approches plutôt qu’à une seule. L’itinérance est un problème complexe, aux multiples visages; pour le contrer, il faut donc recourir à de multiples approches.

« Nos pires craintes se confirment en ce qui a trait au renouvellement de l’entente entre Québec et Ottawa pour le financement. Depuis plusieurs mois, nous joignons notre voix à celle des organismes, pour dire que l’imposition de l’approche "mur à mur" du gouvernement fédéral n’est pas la voie à suivre pour soutenir efficacement les plus vulnérables de notre société et les organismes qui les aident. Juste avant le temps des fêtes, nous apprenons que la ministre Lucie Charlebois a complètement abandonné l’approche québécoise. Que répond-elle aux organismes qui seront touchés par les coupes? Que fera-t-elle pour que le travail de rue et le travail de réinsertion, entre autres, puissent continuer? », a déclaré Jean-François Lisée.

Le député déplore que d’un côté, la ministre ait lancé le plan d’action de lutte contre l’itinérance, alors que, de l’autre, elle met en péril l’existence même de projets et d’organismes essentiels pour leurs communautés, et ce, partout au Québec.

« C’est un non-sens! La ministre, en cohérence avec son gouvernement, a tout cédé au fédéral. La Politique nationale de lutte à l’itinérance adoptée par le Québec prône une multitude d’approches et mise sur la prévention de l’itinérance. En abandonnant la défense des intérêts et des besoins du Québec devant Ottawa, le gouvernement libéral tourne complètement dans l’autre direction. Ce seront malheureusement les plus vulnérables de notre société qui en paieront le prix », a conclu Jean-François Lisée.