Enseignement de l'histoire : le PLQ et l'ADQ renoncent à l'histoire du Québec
mercredi 5 octobre, 2011
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Québec – « Je suis sidérée. Les libéraux et les adéquistes ont carrément refusé de débattre de la motion que j’ai présentée ce matin concernant l’enseignement de l’histoire au Québec. C’est incompréhensible! », s’est insurgée la députée de Taillon et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’enseignement supérieur, Marie Malavoy.

La motion se lisait comme suit :

Considérant le cri d’alarme lancé par l’historien Éric Bédard dans une étude commandée par la Fondation Lionel-Groulx dressant un état de situation à propos de la formation des maîtres et la recherche en histoire nationale dans nos universités; Considérant que les chercheurs québécois indiquent clairement que depuis plusieurs années, l’histoire nationale n’a cessé d’être négligée dans les départements d’histoire des universités québécoises; Que l’Assemblée nationale du Québec mandate la ministre de l’Éducation afin de corriger sans tarder cette situation dans le but que l'histoire nationale retrouve sa juste place dans la formation des maîtres. Que l'Assemblée nationale du Québec appuie également la recommandation des chercheurs de créer une 5e section à l’Institut national de recherche scientifique (INRS) qui serait dédiée à la recherche en histoire politique et nationale.

« On ne peut pas assister impuissants au recul de l’enseignement de l’histoire. C’est trop grave. Il est clair qu’il faut étudier les différentes avenues afin de faire en sorte que l’histoire reprenne la place qu’elle mérite d’avoir dans le parcours scolaire des Québécois. Je ne comprends pas le refus de mes collègues de se pencher sur la question. Nous demandions à la ministre de corriger sans tarder la situation et nous nous sommes heurtés à un silence inquiétant », a poursuivi la députée de Taillon.

« Au Parti Québécois, nous avons également l’intention de redonner toute sa place à l’histoire nationale du Québec,

  • en revoyant le programme d’enseignement de l’histoire dès le primaire, aux 1er et 2e cycles du secondaire;
  • en privilégiant la connaissance des événements politiques de l’histoire nationale du Québec permettant de comprendre l’évolution de la société québécoise à travers une trame chronologique qui met en lumière les dates charnières de l’histoire nationale, politique, économique, sociale et culturelle du Québec et du Canada;
  • en ajoutant un cours obligatoire d’histoire nationale du Québec dans la formation générale au collégial;
  • en bonifiant la formation en histoire des futurs enseignants au primaire et au secondaire; en rétablissant la référence au Québec dans le titre des cours d’histoire des secondaires III et IV; et finalement,
  • en ajoutant des notions d’histoire régionale, au secondaire, afin d’accroître la connaissance de l’histoire dans chaque région », a conclu Marie Malavoy.

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