Enseignement de l'anglais, langue seconde dans les écoles du Québec : la ministre Malavoy annonce un assouplissement des mesures
vendredi 8 mars, 2013
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Québec — Afin d’établir une approche équilibrée et respectueuse des milieux dans l’enseignement de l’anglais, la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Mme Marie Malavoy, a annoncé aujourd’hui que le gouvernement levait l’exigence, pour toutes les écoles primaires francophones du Québec, d’offrir en 6e année l’enseignement intensif de l’anglais, langue seconde, d’ici 2015-2016.

« Notre gouvernement est ferme quant à l’objectif, mais souple quant aux moyens. Par cet assouplissement, nous voulons nous assurer que chaque école pourra mettre sur pied des projets respectant ses caractéristiques », a déclaré la ministre Malavoy.

Des moyens variés

Les élèves devraient, à la fin du secondaire, être capables de se faire comprendre facilement par un interlocuteur anglophone en s’exprimant avec aisance et de le comprendre sans difficulté.

L’enseignement intensif de l’anglais, langue seconde, est un moyen reconnu efficace pour atteindre cet objectif, mais d’autres moyens adaptés à chaque milieu scolaire pourront aussi être retenus.

L’amélioration de la maîtrise de l’anglais, langue seconde, doit devenir un projet porté par chaque équipe-école. À cet égard, le rôle du conseil d’établissement, qui regroupe notamment des parents, des membres du personnel enseignant et la direction de l’école, sera déterminant. « Cette approche souple vise à ce que les parents et le personnel enseignant participent activement à la réflexion et à l’élaboration des projets de l’école », a précisé la ministre Malavoy.

Les commissions scolaires et les établissements d’enseignement privés pourront compter sur l’accompagnement et le soutien du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport. Celui-ci mettra à la disposition des guides pour soutenir le travail des titulaires et des enseignants d’anglais, langue seconde. Il suggérera aussi des orientations pour les élèves en difficulté, les élèves allophones et ceux qui maîtrisent déjà l’anglais.

Enfin, la ministre mandate l’École nationale d’administration publique (ENAP) pour :

  • réaliser un bilan de ce qui a été fait depuis deux ans dans le dossier de l’enseignement intensif de l’anglais;
  • cerner les problèmes soulevés dans les écoles et ajuster les orientations retenues;
  • évaluer l’impact de l’apprentissage intensif de l’anglais, langue seconde, sur la réussite des élèves dans les autres matières ainsi que la pertinence de maintenir l’enseignement de la langue seconde en 1re et 2e année du primaire.

C’est sur la base d’un premier rapport attendu à l’automne 2013 que le Ministère établira la marche à suivre pour les prochaines années concernant l’enseignement de l’anglais, langue seconde.

« En terminant, je réaffirme qu’il est nécessaire de renforcer l’enseignement du français. À cet égard, le Ministère est en train de préparer des mesures susceptibles de mieux soutenir l’apprentissage des élèves sur le plan de la lecture et de l’écriture. Le milieu scolaire sera informé de nos actions au cours des prochains mois », a conclu la ministre Malavoy.

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