Enjeux fédéraux : Pauline Marois constate l'échec de Jean Charest
mardi 6 mars, 2012
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Montréal – La chef de l'opposition officielle et députée de Charlevoix, Pauline Marois, constate l'échec du gouvernement libéral de Jean Charest à défendre les intérêts du Québec devant Ottawa. « Depuis qu'il a été réélu en 2008, Jean Charest a placé le Québec en position de faiblesse et a démontré qu'il était incapable de se tenir debout pour défendre le Québec. Jamais un premier ministre du Québec n'a obtenu si peu d'Ottawa. »

Le 29 septembre 2008, Jean Charest a fait 15 demandes aux chefs des partis fédéraux dans le cadre de la campagne électorale. Aujourd'hui, force est de constater que le résultat est catastrophique : 0 sur 15. Non seulement le Québec n'a rien obtenu, mais les choses se sont considérablement détériorées.

« C'est Ottawa 15, Québec 0. Le gouvernement de Stephen Harper prend des décisions qui vont à l'encontre de la volonté du Québec pendant que le gouvernement de Jean Charest reste les bras croisés en silence. Ottawa a accordé des contrats de 33 milliards de dollars pour des navires de guerre sans retombées pour le Québec, 30 milliards pour des avions de chasse, des subventions à Terre-Neuve pour l'hydroélectricité pour faire concurrence au Québec, il a réduit les transferts en santé et plafonné la péréquation. Pire, avec le projet de loi C-10 sur la criminalité, c'est le gouvernement du Québec qui va devoir assumer la facture de centaines de millions de dollars », a expliqué Pauline Marois, en ajoutant que l'Ontario avait reçu 10 milliards de dollars pour son industrie automobile pendant que le Québec recevait 170 millions de dollars pour la forêt.

« Pendant que Jean Charest est à Toronto aujourd'hui pour parler de son plan marketing du Nord, à Ottawa on se moque de lui. Le gouvernement Harper ignore complètement le Québec. Nos intérêts, nos valeurs et notre identité sont bafoués jour après jour. Pour le Québec, le gouvernement fédéral fait clairement partie des problèmes plutôt que des solutions. Il y a des conséquences très concrètes et très négatives aux plans économique, financier, culturel, juridique, environnemental et linguistique », a indiqué le porte-parole de l'opposition officielle en matière d'affaires intergouvernementales canadiennes, Bernard Drainville.

« Si Jean Charest a fait reculer le Québec depuis qu'il est au pouvoir, François Legault n'est guère mieux placé en renonçant à l'avance à se battre. La CAQ mettrait le Québec dans une position de faiblesse encore plus périlleuse. Le Québec doit retrouver un rapport de force devant Ottawa et seul le Parti Québécois promet de se battre pour le Québec », a résumé Pauline Marois, en concluant que le plus grand risque pour le Québec, ce n'est pas la souveraineté, c'est de rester dans le Canada.

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