Enfants privés de soins gratuits - Le Parti Québécois dénonce encore une situation inacceptable
jeudi 31 mai, 2018
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Québec, le 31 mai 2018 – La porte-parole de l’opposition officielle en matière d’immigration et de diversité, Catherine Fournier, et la porte-parole en matière de santé, d’accessibilité aux soins et de soutien à domicile, Diane Lamarre, dénoncent depuis des mois le fait que des enfants nés au Québec soient privés de l’assurance maladie par la RAMQ, et ce, malgré leur statut de citoyen canadien. Or, hier, la protectrice du citoyen a publié un rapport catégorique : en liant l’admissibilité des enfants au statut migratoire de leurs parents, la RAMQ ne respecte pas la loi québécoise en vigueur.

 

 

EN BREF

  • Le Parti Québécois a interpellé le ministre de la Santé à de nombreuses reprises au sujet des enfants privés de l’assurance maladie; dès novembre 2017, Carole Poirier écrivait à Gaétan Barrette pour qu’il corrige la situation.
  • En mars dernier, Diane Lamarre a aussi questionné directement la RAMQ à ce sujet lors d’une audition devant la Commission de l’administration publique.
  • Aujourd’hui, le ministre de la Santé choisit de ne rien faire et de laisser la RAMQ interpréter la loi de façon erronée, ce qui compromet la santé de nombreux enfants.

 

 

« Dès novembre 2017, notre collègue Carole Poirier a écrit au ministre Barrette pour lui faire part de nos inquiétudes à propos des enfants privés de l’assurance maladie. Elle est revenue à la charge à de nombreuses reprises depuis. Même si le ministre était au courant depuis très longtemps, il a choisi de ne rien faire. Pourtant, c’est une situation aberrante qu’il pourrait corriger très facilement. D’ailleurs, Amnistie internationale et Médecins du Monde sont d’accord avec le Parti Québécois; ils ont tous deux demandé au ministre de corriger la situation », a indiqué Catherine Fournier.

 

En 2001, le gouvernement du Parti Québécois a changé la loi pour permettre aux enfants, expressément, d’être admissibles à la RAMQ, sans égard au statut migratoire de leurs parents. À l’époque, Pauline Marois avait été très claire, déclarant que « lorsqu’un enfant est né au Québec, il y a lieu de le rendre admissible au régime, même si ses parents ne sont pas domiciliés au Québec ».

 

« En refusant de soigner les enfants, la RAMQ, avec la complaisance du gouvernement libéral, contrevient non seulement aux modifications légales effectuées par le Parti Québécois, mais également à la Convention relative aux droits de l’enfant, ratifiée par le Canada. Et c’est sans compter les conclusions de l’enquête menée par la protectrice du citoyen, publiée hier, qui confirment que la RAMQ est dans le tort », a énuméré Diane Lamarre.

 

« Présentement, de nombreux enfants sont privés de soins de base nécessaires à leur développement. Dans des situations plus urgentes, si les parents n’ont pas l’argent pour payer, leur santé peut carrément être mise en danger. Les soins de santé au cours des premières années de vie sont déterminants pour l’égalité des chances et l’espérance de vie. Les Québécois ont fait le choix de n’abandonner aucun enfant. Nier cet engagement, c’est engendrer une profonde injustice. Tout le monde est d’accord là-dessus, sauf le ministre Barrette qui, lui, s’en lave les mains », a conclu la porte-parole.