Élections fédérales - Le premier ministre défend mollement les intérêts du Québec
lundi 17 août, 2015
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Québec – Selon le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’affaires intergouvernementales canadiennes, Stéphane Bergeron, la présente campagne électorale fédérale permet une nouvelle fois de constater la mollesse de Philippe Couillard lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts des Québécoises et des Québécois. Hier, le premier ministre a fait, selon ses dires, sa seule intervention de la campagne en adressant, du bout des lèvres, quelques timides demandes aux partis fédéraux.

« Philippe Couillard démontre une fois de plus son apathie lorsque vient le temps de défendre le Québec face au Canada. Au lieu de se montrer combatif, il se contente de formuler quelques demandes, nettement insuffisantes, en précisant qu’il n’interviendra plus sur le sujet. Pour bon nombre d’enjeux particulièrement sensibles, le premier ministre ne s’est même pas donné la peine de réclamer le moindre engagement de la part des partis fédéraux; on n’a qu’à penser à la nécessaire compensation financière pour la destruction des données du registre des armes à feu, au respect de la juridiction du Québec dans la régulation des valeurs mobilières, au maintien intégral de la gestion de l’offre ou au rétablissement du crédit d’impôt pour les fonds de travailleurs. Ce n’est pas là l’attitude d’un premier ministre du Québec digne de sa fonction », a déclaré Stéphane Bergeron.

Le premier ministre a candidement dit espérer que les partis fédéraux daigneront répondre à ses modestes demandes d’ici les élections du 19 octobre... « Sinon, quoi? Si les partis fédéraux l’ignorent ou lui répondent carrément non, que fera Philippe Couillard? C’est un message pernicieux qu’il vient d’adresser de façon à peine voilée aux partis fédéraux : vous pouvez vous permettre d’ignorer le Québec sans trop de conséquences. Et, comme tout le monde au Canada sait qu’il acceptera inconditionnellement à peu près n’importe quoi pour éviter toute remise en cause du régime fédéral, je dirais que le Québec est mal barré! », a poursuivi le député de Verchères.

Le constat est unanime, et même le très provincialiste Philippe Couillard a dû le reconnaître : entre Québec et Ottawa, il n’y a aucun dialogue. Nos demandes sont invariablement ignorées, les priorités du Canada étant toujours ailleurs qu’au Québec. « Face à cette réalité, le Parti Québécois propose une solution, la solution : l’indépendance. Mais Philippe Couillard, lui, que propose-t-il? », a conclu Stéphane Bergeron.