Effondrement dans le tunnel Ville-Marie : le gouvernement Charest et Sam Hamad ont fait preuve de laxisme
mercredi 3 août, 2011
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Montréal – « Une poutre de 25 tonnes de béton s’est effondrée dimanche dernier et le ministre des Transports, Sam Hamad, tente de nous faire croire qu’il n’est pas responsable. La notion de responsabilité ministérielle existe-t-elle dans ce gouvernement? La réalité, c’est que le gouvernement Charest et Sam Hamad ont fait preuve de laxisme dans ce dossier. Le tunnel Ville-Marie est une infrastructure routière névralgique pour le transport à Montréal et c’est le gouvernement qui en est responsable, tant au plan de la sécurité des automobilistes que de la gestion des fonds publics qui y sont consacrés pour son entretien », a déclaré le porte-parole de l’opposition officielle en matière de transports et député de Gouin, Nicolas Girard.

« Alors qu’un rapport d’inspection, en 2008, indiquait l’état critique du tunnel Viger, une infrastructure routière qui accueille plus de 100 000 automobilistes par jour, le ministère des Transports a confié à des firmes de génie-conseil la préparation des plans et devis sans jamais les valider, et ce, dans un contexte où la sécurité des usagers pouvait être en cause. Par ailleurs, qui a autorisé l’entrepreneur à amincir le mur soutenant la poutre qui s’est effondrée? De plus, comment se fait-il qu’aucune surveillance de cet important chantier n’a été effectuée par le ministère des Transports, fait qui a d’ailleurs été reconnu par le ministre aujourd’hui? », a questionné M. Girard.

Le Québec champion de la sous-traitance

« À la lumière de la commission Johnson et de la mise en garde faite par les ingénieurs à Jean Charest en 2008 sur la perte d’expertise au ministère des Transports, le gouvernement aurait dû, dès ce moment, poser des gestes pour remédier à la situation alors que des milliards de dollars sont investis dans le développement et l’entretien de nos infrastructures routières. Nous avons la preuve aujourd’hui que la perte d’expertise en matière d’inspection et de surveillance de chantiers de nos infrastructures routières peut compromettre la sécurité des citoyens. Le gouvernement, qui est garant de la sécurité des automobilistes sur le réseau routier et de la bonne utilisation des fonds publics, doit retrouver à très court terme cette expertise stratégique. Ainsi, il pourrait assurer aux Québécois et aux Montréalais que les infrastructures routières pour lesquelles ils contribuent soient développées et entretenues sous la responsabilité du gouvernement », a conclu M. Girard.