Économie, main-d’œuvre et solidarité sociale - Martin Ouellet et Harold LeBel obtiennent plusieurs réponses lors des premières commissions virtuelles
samedi 25 avril, 2020
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Québec, le 25 avril 2020 – Ayant participé aux premières séances parlementaires virtuelles, hier, le député de René-Lévesque et porte-parole du Parti Québécois en matière d’économie et pour les PME, Martin Ouellet, ainsi que son collègue de Rimouski et porte-parole en matière d’emploi, de solidarité sociale et de lutte contre la pauvreté, Harold LeBel, sont satisfaits des résultats. Ils sont en effet parvenus à obtenir plusieurs réponses aux questions que se posent des milliers de Québécois de toutes les régions.

Aide d’urgence pour les PME

« Nous avons été heureux d’apprendre que le gouvernement a l’intention d’injecter rapidement de nouvelles sommes dans les MRC. Cependant, une question est demeurée sans réponse claire : si certaines entreprises ne sont pas en mesure d’honorer leur prêt, reviendra-t-il aux MRC de rembourser le gouvernement? Les entrepreneurs peuvent par ailleurs être rassurés : il est possible d’avoir droit à la fois au Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes et à l’Aide d’urgence aux petites et moyennes entreprises du Québec. Cette précision était essentielle », a déclaré Martin Ouellet.

Concurrence déloyale

Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, a reconnu l’injustice que subissent les commerces spécialisés, qui voient les grandes surfaces leur ravir des parts de marché en vendant des biens non essentiels. « Malheureusement, le ministre est resté sur sa position; c’est très décevant », a poursuivi le député de René‑Lévesque.

Nationalisme économique

Le gouvernement a par ailleurs assuré à Martin Ouellet que des réflexions sont en cours pour favoriser une plus grande proportion de contenu québécois dans les contrats publics. « Nous avons très hâte d’apprendre quels seront les fruits de cet exercice. Nous aurions cependant aimé que le ministre ouvre la porte à une révision du cadre législatif, de façon à faciliter la circulation des produits québécois chez nous », a-t-il noté.

Préposés aux bénéficiaires (PAB)

En ce qui concerne les conditions de travail des PAB dans le secteur privé, le ministre du Travail et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, a évoqué l’argument éculé du nécessaire consensus pour l’adoption d’un décret. « Quant à la nationalisation des CHSLD privés, le ministre s’est montré évasif. Il a dit qu’il s’agissait "du reflet de la grande préoccupation du premier ministre concernant les conditions des préposés aux bénéficiaires". Une réponse qui laisse penser qu’il n’a probablement pas été consulté », a avancé Harold LeBel. 

Solidarité sociale

En matière de solidarité, pour les personnes assistées sociales et celles en situation de pauvreté, le porte-parole Harold LeBel souligne que le ministre Boulet a évoqué l’idée d’élargir l’accès à certains programmes et financements existants. « J’aurais aimé que pendant une de ses conférences de presse, le premier ministre arrive avec quelque chose pour dire à ces gens-là : on ne vous oublie pas », a déclaré M. LeBel lors de la commission, ce à quoi le ministre Boulet a répondu : « S’il y a des gestes à poser, je les poserai. » Rappelons qu’il y a deux semaines, de concert avec les autres partis d’opposition et le Collectif pour un Québec sans pauvreté, Harold LeBel a donné son appui à l’initiative simple de bonifier le crédit d’impôt pour solidarité. Cette proposition a malheureusement été ignorée par le gouvernement. 

Main-d’œuvre

Concernant les besoins en main-d’œuvre agricole, le ministre Boulet a reconnu que les mesures d’aide financière annoncées par le gouvernement fédéral cette semaine pouvaient dissuader d’éventuels candidats, même si, jusqu’ici, le ministère a reçu autour de 3750 offres de service. « Alors que le fédéral distribue des enveloppes, le ministre Boulet ne s’est pas du tout fait rassurant quant aux mesures à venir pour accompagner les Québécois pendant le redémarrage », a déploré le député de Rimouski. Enfin, le ministre a confirmé nos doutes quant à la capacité de la CNESST d’assurer le respect des nouvelles normes sanitaires en milieu de travail, sans ajout de ressources. « Avec 300 inspecteurs, il va être difficile de visiter l’ensemble des usines, chantiers de construction et autres entreprises en quelques semaines pour voir si tous les employeurs respectent bien les normes, de les accompagner et de les soutenir au besoin, et ce, afin de bien protéger les travailleurs », a conclu Harold LeBel.

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