Dix ans après l'adoption d'une loi : il faut faire le point pour mieux lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale
jeudi 2 février, 2012
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Québec – « Chaque jour, encore trop de Québécoises et de Québécois souffrent des effets de la pauvreté et de l'exclusion sociale. L'écart entre les riches et les pauvres s'accentue sans cesse. Les décisions prises au cours des dernières années par le gouvernement, comme les multiples hausses de tarifs d'électricité ou la taxe santé de 200 $, n'ont rien pour améliorer le sort des plus démunis. Près de dix ans après l'adoption de la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale, il est temps de faire le point ».

C'est en ces termes que le député de Saint-Jean et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'emploi, de solidarité sociale et de lutte à la pauvreté, Dave Turcotte, a réclamé la tenue d'une véritable commission parlementaire pour que l'État puisse mieux lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale. Le Parti Québécois revient à la charge avec cette demande, cette fois-ci au côté du Collectif pour un Québec sans pauvreté et avec l'appui de plusieurs organismes qui travaillent quotidiennement avec les plus démunis.

Pour le député de Saint-Jean, cette commission parlementaire permettrait d'entendre des experts et aussi ceux qui oeuvrent chaque jour auprès des plus démunis. « Aujourd'hui à l'Assemblée nationale, pendant quatre heures, on va entendre le Comité consultatif de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale et le ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale. C'est bien, mais il faut aller plus loin. Le fossé se creuse entre le revenu des plus riches et celui des plus pauvres. À l'évidence, la répartition de la richesse ne se fait pas correctement », a ajouté Dave Turcotte.

L'écart entre les riches et les pauvres s'accentue

Selon le Centre d'étude sur la pauvreté et l'exclusion qui est rattaché au ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale, on constate avec les dernières données disponibles (2009) que le quintile le plus pauvre avait un revenu de 14 800 $ alors que le plus riche avait un revenu de 69 200 $. Le quintile le plus riche avait donc un revenu 4,7 fois plus élevé que celui des plus pauvres. En 1990, le quintile le plus pauvre avait un revenu de 12 200 $ et le plus riche avait un revenu de 52 900 $. L'écart était de 4,3 fois. C'est donc signe que la situation ne s'améliore pas.

Le député de Saint-Jean a rappelé que le Parti Québécois propose plusieurs idées pour lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale dont le rapatriement de l'assurance-emploi au Québec et l'exclusion de toute politique de tarification à l'acte, comme les « tickets modérateurs » ou toute autre forme de taxation régressive dans le domaine de la santé.

« Le gouvernement libéral mesure mal le sens des décisions sur les plus démunis. Il est temps qu'il enlève ses lunettes roses et constate la réalité : avec l'achalandage grandissant des banques alimentaires, le nombre de citoyens en situation de pauvreté est plus grand aujourd'hui qu'il y a dix ans », a conclu Dave Turcotte.

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