Discours du Trône : le Québec mis de côté
vendredi 3 juin, 2011
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Québec – Le député de Marie-Victorin et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’affaires intergouvernementales canadiennes, Bernard Drainville, a constaté cet après-midi que le gouvernement Harper ignorera non seulement les demandes du Québec à l’avenir, mais qu’en plus, il fera exactement le contraire de ce que les Québécois souhaitent.

« Le message dans le discours du Trône est clair : désormais, le Québec ne compte plus. Stephen Harper, maintenant majoritaire, ne laisse planer aucun doute quant à l’importance qu’il accorde à l’opinion québécoise. Pour lui, le Québec est au dernier rang de ses priorités et ça se reflètera par la réforme inconstitutionnelle du Sénat sans le consentement du Québec et par une réduction importante du poids du Québec à la Chambre des communes », a affirmé Bernard Drainville.

« Le discours du Trône comporte plusieurs exemples où les valeurs des Québécois s’opposent à celles du gouvernement conservateur. Les Québécois ont toujours été en faveur du maintien du registre des armes à feu et le gouvernement canadien s’apprête à l’abolir. Un consensus fort existe au Québec contre la création d’une commission canadienne des valeurs mobilières, mais Stephen Harper va de l’avant quand même. Le Québec refuse qu’une aide fédérale soit accordée à Terre-Neuve pour le projet hydroélectrique du Bas-Churchill et les conservateurs annoncent qu’ils iront de l’avant même si ça crée une concurrence déloyale à Hydro-Québec. Le modèle de « la loi et l’ordre » à l’américaine est à des kilomètres des valeurs québécoises, mais c’est plus que jamais la doctrine du fédéral », a résumé le député.

« Le gouvernement majoritaire de Stephen Harper nous fait réaliser plus que jamais qu’un Québec indépendant aurait la liberté de choisir ses priorités selon ses valeurs plutôt que de se les faire imposer par le gouvernement d’une autre nation », a conclu Bernard Drainville.