Discours de Pauline Marois: « Le Québec : prêt pour la relance mondiale »
jeudi 30 janvier, 2014
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Le 30 janvier 2014, la première ministre, Pauline Marois, était invitée à prendre la parole lors d’un déjeuner-causerie organisé dans le cadre de la série Politique du Conseil des relations internationales de Montréal. Voici ses notes d’allocution.

La version prononcée fait foi.



Mesdames et Messieurs,

Je vous remercie de vous être déplacés si nombreux aujourd’hui.

Je veux d’abord saluer l’équipe du Conseil des relations internationales de Montréal ainsi que son président directeur général, M. Pierre Lemonde. Je suis honorée de lancer la programmation de la 30e année d’activités du CORIM en présentant la vision économique de mon gouvernement. J’y reconnais une forte volonté de contribuer à faire en sorte que le Québec s’inscrive dans la reprise mondiale.

Pour y parvenir, il faudra compter sur notre métropole. Vaisseau amiral de notre économie, cité universitaire de haut savoir et d’innovation, espace de création, et ville hôte du corps consulaire et d’organisations internationales prestigieuses : le succès de Montréal et celui de tout le Québec sont intimement liés.

Nous l’avons d’ailleurs vu en 2013. C’est grâce à la mobilisation de tous les acteurs que Montréal continuera d’accueillir le siège de l’Organisation de l’aviation civile internationale.

Cela illustre que même si nous faisons face à une forte compétition, c’est en joignant nos efforts que nous pouvons relever les plus grands défis.

     

Nous en avons d’ailleurs eu notre lot, ces derniers mois.

Je pense entre autres à la tragédie de Lac-Mégantic, encore fraîche à notre mémoire, mais aussi au terrible incendie de L’Isle-Verte, où les différents intervenants sont encore à l’œuvre présentement. Je veux aujourd’hui lever mon chapeau à ces héros du quotidien et les remercier au nom de tous les Québécois!


Ces épreuves ne doivent pas nous paralyser. Au contraire, elles doivent nous pousser à aller plus loin dans le développement de ce Québec bâti par nos aînés et tous ceux qui les ont précédés.

C’est ce que j’ai fait, la semaine dernière, dans le cadre de la mission économique que j’ai effectuée à Londres et à Davos. Une mission qui s’inscrit dans la volonté de mon gouvernement de soutenir la création d’emplois payants pour les Québécois, dans toutes les régions. Et, de fait, ce déplacement à l’étranger s’est soldé par l’annonce d’investissements totalisant près de un demi milliard de dollars et qui créeront plus de 600 emplois.

Notre participation au Forum économique de Davos a aussi été l’occasion de faire des constats lucides sur le contexte mondial dans lequel le Québec évolue. Des discussions que j’ai eues avec mes vis-à-vis politiques, ainsi qu’avec des chefs d’entreprise de partout dans le monde, je retiens une certaine confiance. La confiance que 2014 pourrait bien être le point de départ de la relance économique mondiale.

Il y a par contre une nécessité : celle de s’assurer que cette reprise s’accompagne d’une forte création d’emplois. Cette préoccupation, c’est autant celle de nos partenaires que celle de nos compétiteurs. Dans ce contexte, je suis très heureuse de constater que nous avons fait ce qu’il fallait.

Je suis convaincue que le Québec est prêt pour la relance mondiale!


Pour y arriver, nous utilisons tous les leviers et tous les pouvoirs dont dispose le gouvernement. Nous voulons nous assurer que les Québécois pourront en profiter, voir leur niveau de vie s’améliorer et s’enrichir.

Nous ne sommes pas les seuls. Le président américain exprimait exactement la même intention lors de son discours sur l’état de l’Union, prononcé avant-hier.

Depuis notre arrivée au gouvernement, en septembre 2012, c’est ce à quoi nous travaillons. Nous mettons en place toutes les conditions pour que le Québec connaisse une période d’expansion économique durable.


Nous avons d’abord dû prendre des décisions courageuses et poser des gestes difficiles. Nous avons fait économiser des milliards de dollars aux Québécois, en sortant le Québec de la production d’énergie nucléaire et de l’amiante. Nous avons aussi remis de l’ordre dans les grands projets d’infrastructure, dont les délais et les coûts étaient hors de contrôle. Maintenant, nous avons repris un rythme d’investissement qui, à près de 10 milliards par année, demeure considérable.

Il a également fallu reprendre le contrôle des dépenses de programmes de l’État.

Vous savez, j’ai été ministre de la Santé, de l’Éducation, de la Famille, présidente du Conseil du trésor et ministre des Finances. J’ai participé à l’atteinte du déficit zéro, pendant les années 90. J’étais donc très consciente que cela nous demanderait un effort de tous les instants.

Mais il fallait le faire et nous l’avons fait.

La croissance des dépenses du gouvernement est présentement sous contrôle, pour la première fois en dix ans. Du côté des revenus, nous avons malheureusement été confrontés à une économie moins dynamique que prévu, ainsi qu’à une très faible inflation.

La grande majorité des États occidentaux, comme les prévisionnistes du privé, ont dû revoir leurs estimations à la baisse. Vous n’êtes pas sans savoir que cette faible inflation suscite toujours une certaine inquiétude, chez les analystes.

Cette situation nous oblige à rester vigilants quant au contrôle des dépenses. Elle nous oblige également à agir résolument pour stimuler l’économie.

Nous avons donc eu à faire des choix. Nous aurions pu, comme l’exige l’opposition, nous obstiner à atteindre le déficit zéro dès cette année. Pour y arriver, il aurait fallu augmenter le fardeau fiscal des Québécois. Ou encore réduire les dépenses du gouvernement de près de 2 milliards de dollars. Dans les deux cas, ça aurait fait mal aux familles du Québec. Ça se serait soldé par moins d’activité économique, moins d’emplois et, au bout du compte, moins de revenus pour l’État.

L’autre possibilité, c’était de repousser l’atteinte de l’équilibre, en maintenant par ailleurs un déficit beaucoup moins élevé que celui de nos voisins.

En même temps, il était impératif d’y aller à fond avec une politique économique ambitieuse et audacieuse.

Autrement dit, nous avions le choix entre l’austérité et la prospérité.

Le choix que nous avons fait, c’est la croissance, le développement et la création d’emplois!


Tout en maintenant le contrôle des dépenses, nous mettons donc en place des mesures pour attirer les investissements privés. C’est le moteur de toute relance durable.

De septembre 2012 à décembre 2013, Investissement Québec a autorisé plus de 2000 interventions financières. Celles-ci ont permis de concrétiser des projets d’investissement privé totalisant près de 10 milliards de dollars, qui créeront ou consolideront plus de 29 000 emplois.

Les effets positifs se font déjà sentir sur le terrain. Nous voulons toutefois aller beaucoup plus loin et nous continuons d’appuyer sur l’accélérateur.

L’automne dernier, nous avons présenté une politique économique très ambitieuse, volontariste. Elle contribuera à créer 115 000 nouveaux emplois et à entraîner 7,6 milliards en investissements d’ici trois ans. Elle prévoit d’abord des mesures phares, destinées à fouetter la croissance.

L’idée est de fournir du carburant à notre économie à court terme, au moyen d’investissements qui seront bénéfiques à long terme.

La première de ces mesures consiste à utiliser nos surplus d’électricité pour attirer des investissements et créer des emplois dans toutes nos régions. Ce programme d’offre tarifaire avantageuse cible différents secteurs :

  • la transformation des ressources naturelles;
  • la fabrication de composantes liées à l’électrification des transports;
  • les énergies renouvelables et les technologies vertes;
  • les centres de données;
  • et les technologies de l’information.

Nous avons aussi mis le pied sur l’accélérateur en ce qui concerne les investissements pour moderniser nos écoles, nos infrastructures de sport et de loisir, ainsi que les établissements de la SÉPAQ. Cela s’ajoute au congé d’impôt de dix ans pour les investissements stratégiques, annoncé en 2012 et bonifié à l’automne.

Ces actions donnent déjà des résultats. Par exemple, cet investissement majeur de la multinationale Ericsson, qui a choisi le Québec pour construire des installations de recherche et de traitement de données numériques.


Sur un autre plan, nous misons également sur notre culture.

Au Québec, il s’agit non seulement d’un motif de fierté et d’inspiration, mais aussi d’une source de richesse. À l’étranger, nous en faisons une marque de commerce.

Nous misons sur l’esprit créatif contagieux de notre métropole pour attirer les projets les plus innovants.

Et ça donne des résultats. À Londres, j’ai annoncé la venue de Cinesite, une entreprise d’effets spéciaux britannique, qui a choisi Montréal pour créer 200 emplois de qualité.

Il y a eu de nombreuses autres annonces, comme White Star Capital, qui vient offrir du financement pour le démarrage, au Québec, d’entreprises du secteur des technologies numériques.

Cela s’ajoute au Groupe ALDO, fleuron de la mode, qui investit 363 millions, ici, à Montréal.

Il y a aussi le projet Cité Mobilité de Volvo, et ceux de RER Hydro, de Pratt & Whitney, de Bridgestone, d’Aerolia et je pourrais continuer encore longtemps.

Pour attirer ces investissements, il faut démarcher très fort, se montrer extrêmement convaincants et proactifs. Les autres États ne ménagent pas les efforts, eux non plus. Nous ne sommes pas les seuls en piste. Dans certains dossiers, c’est au fil d’arrivée que la course se joue.

C’était encore le cas en Europe, la semaine dernière. Il faut nous battre et utiliser tous les outils de l’État. À Davos, nous avons annoncé une entente avec l’entreprise espagnole FerroAtlántica, qui ouvrira une usine au Québec en investissant 375 millions, ce qui créera 300 emplois directs. Ce qui a séduit notre nouveau partenaire, c’est la qualité exceptionnelle de notre main-d’œuvre, la disponibilité de notre énergie ainsi que notre stratégie fiscale audacieuse.

Ça prouve que nous avons visé juste.

Je le dis à tous les Québécois : notre gouvernement est déterminé à tout faire pour gagner, à tout faire pour aller chercher des investissements et des emplois.

Nous voulons bâtir un Québec plus riche!


Les Québécois sont capables de se dépasser, d’atteindre de nouveaux sommets d’excellence dans tous les domaines, y compris la création de richesse.

De cette conviction découlent les quatre grandes initiatives stratégiques de la Politique économique Priorité emploi.

Celle-ci comprend d’abord une ambitieuse politique industrielle pour relancer l’emploi manufacturier dans toutes les régions du Québec. Nous y consacrons des moyens financiers importants destinés aux PME ainsi qu’aux grandes entreprises québécoises. Nous soutenons la modernisation de leurs procédés afin de les aider à devenir plus productives, plus vertes, plus innovantes.

La deuxième priorité d’action, c’est de miser sur cet actif intangible qui a toujours permis aux Québécois de se démarquer. Il s’agit de notre ingéniosité, un trait de caractère qui nous vient peut-être de l’immensité de notre territoire et de la rigueur de notre climat.

Nous sommes condamnés au dépassement. De nos jours, ce sont nos établissements d’études supérieures qui perpétuent cette tradition.

Parce que nous pouvons compter sur leur excellence, nous avons la certitude que c’est en créant des emplois dans les laboratoires d’aujourd’hui que nous bâtissons l’économie de demain.

C’est l’objectif de la nouvelle Politique nationale de la recherche et de l’innovation; je salue d’ailleurs le ministre responsable de sa mise en œuvre, M. Pierre Duchesne.

Quand j’ai quitté le gouvernement en 2003, les investissements en recherche et développement au Québec représentaient environ 2,8 % de notre PIB. Nous étions bien positionnés, devant le reste du Canada ainsi que la plupart des pays de l’OCDE. En 2011, ce chiffre n’était plus que de 2,3 %. Nous sommes déterminés à reprendre notre place dans les premiers rangs. Notre objectif, c’est d’atteindre 3 % du PIB consacré à la R et D.

Pour ce faire, le gouvernement investira 3,7 milliards sur cinq ans dans la recherche et l’innovation.

En lien avec la Politique industrielle, un accent particulier a été mis sur le soutien à nos entreprises innovantes. Nous appuierons également la valorisation et le transfert des résultats de la recherche, tout comme la synergie entre chercheurs et industriels. Nous allons gagner en misant sur notre intelligence, notre créativité et notre audace. Une audace qui se retrouve également dans notre plan agressif de développement du commerce extérieur. C’est le troisième volet de notre politique économique.

Le solde du commerce extérieur du Québec n’a pas été épargné par les soubresauts économiques des dernières années. En cohérence avec nos mesures favorisant la productivité et l’innovation, nous donnons maintenant les moyens à nos entreprises de se montrer plus compétitives sur les marchés. L’objectif, c’est de vendre plus de produits et services ailleurs pour créer plus d’emplois ici. Le fléchissement récent de la devise canadienne nous ouvre une porte que nous ne pouvons tout simplement pas ignorer.

Nous voulons relancer les exportations par la consolidation des marchés traditionnels, comme celui des États-Unis qui montre des signes de reprise encourageants. Nous comptons également sur le développement de nouveaux marchés. Ce n’est pas pour rien que nous avons soutenu la conclusion de l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne.

Le Québec se positionne comme le partenaire clé des entreprises européennes qui veulent s’implanter en Amérique du Nord. C’est le message que je suis allée livrer à Paris, à Monaco et à Bruxelles à la fin de 2013, puis à Londres et à Davos en ce début d’année.

Nous continuerons de multiplier les missions commerciales sur tous les continents, appuyés par les 28 représentations de notre réseau à l’étranger, dont le dynamisme est inversement proportionnel à la taille.

Alors que j’étais moi-même en déplacement la semaine dernière, le ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur, Jean-François Lisée, se trouvait au Japon, avec nos universitaires et nos entrepreneurs. Cette mission suivait d’autres interventions du même type, dans des marchés au potentiel formidable, comme la Chine, le Mexique et même l’Afrique. Inspirés par notre expérience au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie, nous croyons nous aussi au potentiel de ce continent en émergence.

Nos entrepreneurs sont capables de gagner des marchés dans le monde entier; ils l’ont prouvé. Ce que je leur dis aujourd’hui, c’est qu’ils peuvent compter sur l’appui sans faille du gouvernement du Québec pour réussir leur conquête des marchés en expansion.


Finalement, je veux vous parler d’un chantier qui me tient à cœur au point où je l’ai placé sous ma responsabilité personnelle. Il s’agit de notre stratégie d’électrification des transports, le quatrième et dernier volet de la Politique économique Priorité emploi.

J’en parle chaque fois que je rencontre des décideurs politiques ou des dirigeants d’entreprise, ici ou à l’étranger. Je peux vous dire que l’intérêt est grand.

En décembre dernier, à Paris, j’ai d’ailleurs annoncé la mise en place du Groupe franco-québécois sur l’électrification des transports, en compagnie de M. Pierre Moscovici, ministre de l’Économie et des Finances de la République française. Cette initiative sera coprésidée par deux grands entrepreneurs. Il s’agit de Pierre Karl Péladeau, qui est par ailleurs président du conseil d’administration d’Hydro-Québec, ainsi que de Vincent Bolloré, PDG de l’important groupe français Bolloré, qui exploite une usine de batteries électriques à Boucherville.

À Davos, j’ai perçu beaucoup d’intérêt pour ce chantier et j’ai pu constater que nous sommes en avance sur la concurrence.

Nous nous plaçons à l’avant-garde, comme nous le faisons dans notre partenariat avec la Californie pour harmoniser et intégrer nos programmes de plafonnement et d’échange des droits d’émissions de gaz à effet de serre.

Le Québec dispose déjà d’une énergie propre, que nous avons en abondance. Nous tablons sur notre expertise, autant dans les procédés électriques que dans la fabrication d’autobus, de métros, de trains, de batteries ou de composantes.

Notre objectif, c’est de faire du Québec un leader mondial de la filière des transports électriques. Nous l’avons fait dans le domaine aéronautique. Nous l’avons fait dans le domaine des jeux vidéo et des effets spéciaux. À mes yeux, il est clair que l’électrification des transports, c’est le nouveau créneau d’excellence que le Québec doit s’approprier.


Avec ce projet visionnaire, on va s’enrichir et créer des emplois chez nous. On va remplacer le pétrole importé par une énergie propre, produite au Québec. Cela nous permettra aussi de nous rapprocher de l’indépendance énergétique.

Cependant, nous sommes conscients que notre demande en pétrole ne disparaîtra pas du jour au lendemain. Dans cette période de transition vers les énergies vertes, le potentiel pétrolier du Québec peut jouer un rôle.

On débat beaucoup ces temps-ci de l’opportunité d’une éventuelle exploitation de cette ressource. À ce sujet, j’ai toujours été très claire. Si le potentiel se confirme, notre gouvernement a l’intention d’exploiter cette richesse. Nous le ferons de façon responsable, en adoptant les meilleures pratiques environnementales.

Et je tiens à dire ceci à tous les Québécois : s’il y a exploitation du pétrole au Québec, nous allons faire en sorte que cette richesse bénéficie d’abord et avant tout aux Québécois!


Il en va ainsi pour toutes nos richesses naturelles. Maximiser leurs retombées en termes d’investissements, de revenus, d’emplois et au bénéfice de toute la population, c’est le sens de notre action.

Un nouveau régime de redevances minières équitable et transparent est en place, et le Québec s’est enfin doté d’une loi sur les mines digne du XXIe siècle. Avec Le Nord pour tous, qui encadre et soutient le développement nordique, nous offrons aux investisseurs un environnement attrayant, prévisible et juste.

Depuis deux ans, le prix des matières premières a chuté de façon importante. Les investissements s’en sont ressentis au Québec, comme dans le reste du Canada et partout dans le monde. Mais, à moyen terme, l’urbanisation des pays émergents va se poursuivre, la demande va augmenter et les prix vont se rétablir.

Encore une fois, grâce à nos actions, nous serons prêts. Déjà, le marché du bois est en train de redémarrer. À la faveur du Rendez-vous national de la forêt québécoise, qui s’est conclu dans l’enthousiasme en novembre dernier, nous sommes prêts à profiter de cette relance. Les acteurs de cette industrie ont retrouvé l’optimisme après des années de crise.

La forêt va redevenir synonyme de richesse et d’emplois pour tout le Québec!


Nous avons donc un gouvernement responsable qui contrôle ses dépenses et qui soutient l’emploi partout au Québec. Il est formé par une équipe dynamique qui se propulse aux quatre coins du monde pour promouvoir le Québec et qui propose une vision audacieuse d’expansion économique à court et à long termes.

Tout est en place pour que le Québec profite de la relance de l’économie mondiale!


C’est ce que nous gardons en tête, dans le contexte de réflexion prébudgétaire.

Nous avons déjà fait connaître nos couleurs. Notre priorité, c’est de contrôler nos dépenses et de soutenir l’emploi.

L’opposition nous dit que sa priorité, c’est l’équilibre budgétaire immédiat, quitte à freiner la croissance économique et l’emploi.

Le choix est clair, donc : on peut choisir la prospérité ou l’austérité; on peut choisir d’accélérer ou de freiner.

Mon choix, c’est de mettre en œuvre des politiques économiques qui sont bonnes pour l’emploi, bonnes pour nos régions, bonnes pour nos familles. Des politiques pour plus de prospérité, plus de solidarité et plus de fierté.

Les partis d’opposition ont donc un choix à faire eux aussi. Ils le feront sous le regard attentif des citoyens du Québec.

Moi, j’exprime clairement mon souhait : je veux que nous travaillions tous ensemble à faire avancer le Québec!


Je suis une optimiste de nature… Toute mon expérience me pousse dans cette direction.

Par le passé, j’ai vu les Québécois accomplir de belles et grandes choses, aussi bien collectivement qu’individuellement.

Pour le futur, pour que nos enfants puissent se dépasser eux aussi, nous avons encore de nombreux défis à relever.

Il faut être ambitieux, il faut être audacieux. Qu’il s’agisse de création d’emplois, de productivité, d’innovation, de notre déficit commercial ou de l’état de nos finances publiques, beaucoup de travail nous attend. Mais, devant l’ampleur de la tâche, nous ne devons pas baisser les bras.

Nous devons nous mobiliser. Rien ne justifie les discours négatifs. Les Québécois rayonnent dans tous les domaines.

Maintenant, notre défi consiste à nous enrichir encore plus. Moi, j’ai choisi. J’ai choisi l’audace, j’ai choisi la détermination.

Ensemble, les Québécois peuvent réussir!

Je vous remercie, passez une excellente journée.


Pour visionner la conférence de la première ministre au CORIM: http://go.pq.org/bb1

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