Développement minier au Québec : il faut reprendre le contrôle de nos richesses naturelles
mercredi 12 octobre, 2011
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Montréal – Alors qu’elle dressait un portrait du développement des mines au Québec, la députée de Vachon et porte-parole de l’opposition officielle en matière de mines et de gaz de schiste, Martine Ouellet, estime que la stratégie libérale est une catastrophe annoncée.

« Depuis huit ans, le prix des métaux a explosé, l’or étant passé de 300 $/once à 1800 $/once, le fer de 30 $/tonne à 150 $/tonne. L’engouement pour les minerais au Québec est très présent. Même sans Plan Nord, cet engouement existe et se maintiendra tant que le prix des métaux sera élevé », a déclaré Martine Ouellet.

La députée de Vachon croit que le Québec doit mieux profiter de cet engouement. « Nous pourrions, comme société, profiter davantage des retombées de ce développement minier si le gouvernement libéral cessait de faire du marketing et s’intéressait davantage aux véritables enjeux. Ce sont des centaines de millions de dollars par année et des emplois dans l'industrie de la transformation que les Québécois perdront à cause du manque de vision du plan marketing du Nord du Parti libéral du Québec », a-t-elle ajouté.

Les ressources minières appartiennent aux Québécois

Compte tenu du caractère non renouvelable des ressources minières et aurifères, le Parti Québécois insiste pour une révision en profondeur du régime de redevances. « Nous vendons aux multinationales notre sous-sol pour une bouchée de pain. Comme si ce n’était pas suffisant, on déroule le tapis rouge en multipliant les investissements publics pour faciliter l’extraction des minerais. Il faut revoir le régime de redevances pour que le Québec maximise les retombées des ressources qui lui appartiennent », a poursuivi Martine Ouellet.

« Il est temps qu’on reprenne le contrôle de nos richesses naturelles. C’est un trésor qui appartient à tous les Québécois. Il faut donc soutirer de meilleures redevances, planifier un partage du surprofit et envisager sérieusement une prise de participation dans les entreprises exploitantes », a conclu la porte-parole, soulignant que la Chine et l’Inde, deux pays en forte croissance, ont des besoins majeurs et sont les plus impliqués dans la propriété des gisements québécois.

Au cours des prochains jours, la députée de Vachon entend sillonner le Québec pour rencontrer la population et les intervenants économiques régionaux. Elle exprimera la ferme volonté du Parti Québécois afin que le Québec reprenne le contrôle de ses richesses naturelles.