Deuxième vague de compressions en éducation : quelles sont les priorités libérales?
lundi 19 septembre, 2011
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Québec – « C'est scandaleux! », s'est exclamé le député de Jonquière et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'éducation primaire et secondaire, Sylvain Gaudreault, en réponse à l'annonce d'une deuxième vague de compressions en éducation. « D'un côté, le gouvernement libéral ferme les yeux sur des dépassements de coûts en transport qui font perdre des millions de dollars aux Québécois et de l'autre, ce même gouvernement libéral effectue des compressions en éducation. C'est décourageant de voir comment ce gouvernement gère ses priorités », a continué le député.

« Comment un gouvernement qui a le culot, après deux ans de demandes insistantes de la population, de continuer à s'entêter à refuser de déclencher une commission d'enquête publique qui, à terme, permettrait de faire économiser des millions de dollars aux Québécois peut se permettre de couper dans la qualité de l'éducation des générations futures? », s'est désolée la députée de Taillon et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'enseignement supérieur et de prêts et bourses, Marie Malavoy.

Le député de Jonquière rappelle que le gouvernement libéral a déjà sabré 110 millions de dollars en éducation primaire et secondaire, ce qui n'a pas été sans conséquence sur les services aux élèves. « C'est totalement odieux de mettre sur le dos des dépassements de coûts en transport les nouvelles compressions en éducation alors que le rapport Duchesneau affirme que ces dépassements de coûts sont dus à la corruption et à la malversation. Si le premier ministre accepte de jouer à l'autruche en ne daignant même pas lire le rapport Duchesneau, fera-t-il la même chose avec les conséquences des compressions en éducation », s'est indigné Sylvain Gaudreault.

De son côté, la députée de Taillon a dénoncé les nouvelles compressions dans les cégeps alors que la première vague de compressions a eu des conséquences réelles sur les services aux étudiants. « Allons-nous payer la facture des malversations dans la construction en coupant en éducation? Au lieu de fragiliser le secteur le plus névralgique pour l'avenir du Québec, le gouvernement devrait faire le ménage et déclencher une commission d'enquête publique sur l'industrie de la construction », a conclu Marie Malavoy.-

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