Des travailleurs sylvicoles menacés de perdre leur emploi
vendredi 27 avril, 2012
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Québec – Le député de Roberval et porte-parole de l'opposition officielle en matière de forêts, Denis Trottier, est fortement préoccupé par la menace qui plane sur plusieurs travailleurs sylvicoles. Lors d'un échange à l'Assemblée nationale hier soir, le ministre Clément Gignac n'a pas fourni les garanties nécessaires à l'effet que tous les 4500 travailleurs sylvicoles au Québec pourront travailler dans les prochaines semaines.

« Après trois heures de questions pressantes, le ministre Gignac a été incapable de lever l'incertitude pour des centaines de travailleurs. En refusant d'agir, on est loin d'un gouvernement préoccupé par l'économie », a dénoncé Denis Trottier.

Le Parti Québécois souligne que cette incertitude a un impact catastrophique pour plusieurs régions du Québec, en plus de nuire à la régénérescence de la forêt. « Il y a urgence que le gouvernement libéral intervienne maintenant, pas l'an prochain », a poursuivi Denis Trottier.

Forêt de proximité : une priorité libérale douteuse

Le député de Roberval déplore l'absence de soutien gouvernemental pour développer les forêts de proximité. « L'an dernier, le gouvernement libéral a consacré précisément 46 400 dollars pour cette soi-disant priorité. Voilà la preuve qu'au gouvernement, on parle beaucoup, mais on agit peu », a déclaré Denis Trottier, qui s'est montré déçu de voir à quel point le ministre Gignac ne maîtrise pas les enjeux forestiers. « Confondre les entrepreneurs sylvicoles et les entrepreneurs de machinerie forestière comme l'a fait le ministre hier n'a rien de rassurant », a-t-il illustré.

Utilisation du bois dans la construction : peu d'actions

Le Parti Québécois a demandé à plusieurs reprises au cours des dernières années que l'on pose des gestes afin d'utiliser le bois dans la construction d'édifices pour relancer l'industrie forestière. « En Ontario et en Colombie-Britannique, ils auront des mesures législatives d'ici septembre pour bâtir des édifices en bois. Nous au Québec, on ne fait qu'étudier la possibilité. C'est très timide », remarque le député.

À cet égard, le député de Roberval s'inquiète de l'attitude et de la position de la CAQ sur la forêt québécoise. « Les députés et candidats de la CAQ devront expliquer pourquoi ils appuient le gouvernement libéral et veulent bloquer l'utilisation du bois dans la construction d'édifices au Québec. François Legault doit expliquer pourquoi il veut nuire à la relance de l'industrie forestière », a conclu Denis Trottier.

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