Des milliards, mais peu d’impact sur la réduction de GES
vendredi 23 mars, 2018
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Québec, le 23 mars 2018 – Le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’environnement et de lutte contre les changements climatiques, Sylvain Gaudreault, qualifie de « désastreux » le bilan de mi‑parcours du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques (PACC) du gouvernement libéral.

 

EN BREF

  • Le gouvernement a investi des milliards pour un impact globalement non significatif sur la réduction de GES.
  • Si le gouvernement est incapable d’être un leader en environnement, qu’il permette au moins aux municipalités d’agir!
  • Le Parti Québécois, lui, propose des solutions applicables pour prévenir les fuites de capitaux vers la Californie et l’Ontario, et pour améliorer le bilan environnemental du Québec.

« On constate aujourd’hui que le gouvernement libéral a investi des milliards, mais les mesures contenues dans le PACC ont eu, en fin de compte, un effet globalement non significatif sur l’environnement. C’est comme pour le REM : des milliards de dollars, mais peu d’impact sur la décongestion et la baisse des émissions de GES. Il ne reste que deux ans au PACC, et le Québec n’a même pas atteint la moitié de l’objectif total, soit une diminution de 20 %. La ministre de l’Environnement, Isabelle Melançon, doit absolument lancer une phase 2 du PACC », a déclaré Sylvain Gaudreault. 

« Par ailleurs, poursuit le porte-parole, si le gouvernement est incapable de se positionner en leader dans la lutte contre les changements climatiques, qu’il permette au moins aux municipalités d’agir! Par exemple, il peut lancer le Programme Climat municipalités 2, qui dort dans les limbes. Les 30 M$ dont il est doté permettraient aux municipalités de réaliser des projets, en transport en commun et en aménagement du territoire, qui favoriseraient une baisse des émissions de GES. »

Sylvain Gaudreault déplore également que le gouvernement ne fasse rien pour prévenir les fuites de capitaux vers la Californie et l’Ontario, alors que l’automne dernier, le Parti Québécois lui a proposé plusieurs mesures pour ce faire. « Actuellement, les entreprises québécoises ne peuvent pas monnayer leurs réductions de GES, comme le fait la Californie, avec l’émission de crédits compensatoires. Par exemple, le gouvernement libéral pourrait profiter de la captation de carbone dans notre secteur forestier pour vendre sur le marché nos propres gains environnementaux, mais il ne le fait pas. Cela doit changer », a‑t‑il insisté.

« Dans la même optique, le Parti Québécois a suggéré de nombreuses avenues pour que la lutte contre les changements climatiques soit désormais indissociable d’un développement économique durable. Pensons à nos mesures de transformation industrielle misant à la fois sur l’innovation et la productivité énergétique, ou encore au Grand Déblocage, notre projet pour un ambitieux virage vert en transport collectif dans la métropole et les régions voisines », a conclu le porte-parole.

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