Dernier rapport du CSBE sur les urgences - Les réformes du ministre Barrette placent le Québec au dernier rang
jeudi 2 juin, 2016
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Québec – Alors que le Commissaire à la santé et au bien-être (CSBE) vient de déposer son ultime rapport, Diane Lamarre, députée de Taillon et porte-parole du Parti Québécois en matière de santé et d’accessibilité aux soins, déplore le piètre bilan du ministre Barrette, et insiste sur la pertinence de conserver le CSBE.

Dans son rapport, l’organisme expose des chiffres alarmants. « Dans plusieurs pays, dont la France, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, les États-Unis et de nombreux autres, plus de 90 % des adultes sont vus en moins de 5 heures à l’urgence. Plus près de nous, en Ontario et en Alberta, ce chiffre est de 85 %, alors qu’au Québec, il n’est que de 65 %, soit la pire performance recensée par le Commissaire. Qu’attend le ministre pour agir, notamment en mettant à contribution les IPS à l’urgence, en utilisant mieux les ressources existantes – GMF, CLSC – pour améliorer l’accès les soirs et les fins de semaine? Même le Commissaire le dit : les supercliniques ne sont pas la solution », a déclaré Diane Lamarre.

« La comparaison avec les autres provinces nous indique également que malgré un ratio supérieur de médecins et d’infirmières par habitant, l’accès est pire ici qu’ailleurs. On apprend dans le rapport que près de la moitié des visites à l’urgence, soit 45 %, dépassent le délai normal prévu, ce qui équivaut à 13 millions d’heures perdues en attente. Non seulement on ne donne pas les services nécessaires, mais ça coûte cher : au total, c’est plus de 300 millions de dollars qui sont gaspillés en absentéisme, 500 000 journées de travail perdues. Il faut que le ministre prenne acte de son mauvais bulletin et qu’il agisse dès maintenant pour que les patients aient accès à des soins quand ils en ont besoin », a ajouté la porte-parole.

« Encore une fois, ce sont les Québécois et les Québécoises qui écopent parce que le ministre cherche son propre pouvoir au lieu de chercher comment mieux servir les citoyens. L’abolition du CSBE, au moment où il nous révèle des choses si pertinentes, démontre que le ministre est prêt à supprimer un des rares organismes qui nous donne de l’information objective sur le système de santé. C’est encore une preuve de sa volonté de museler toute critique, au détriment des patients du Québec », a conclu Diane Lamarre.

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