Dépôt du projet de loi sur le placement syndical : la ministre Thériault ne priorise pas les enjeux
jeudi 6 octobre, 2011
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Québec – « On peut bien discuter de la question du placement syndical dans le milieu de la construction. Cependant, quand on sait que le placement par les syndicats représente à peine 15 % de tout le placement, on comprend bien que le jeu de la ministre Thériault, c’est de vouloir donner l’impression que le gouvernement libéral travaille à mettre au pas le milieu de la construction alors que dans les faits, il ferme les yeux sur des problèmes nettement plus urgents et importants ». C’est ce qu’a déclaré le député de René-Lévesque et porte-parole de l’opposition officielle en matière de travail, Marjolain Dufour, réagissant au dépôt, par la ministre du Travail, Lise Thériault, du projet de loi 33.

Il rappelle que le gouvernement libéral a déjà pris des mesures pour enrayer le phénomène de l’intimidation dans le milieu de la construction. « L’Assemblée nationale a adopté une loi en 2004 pour mettre fin au harcèlement et à la discrimination sur les chantiers de construction. La ministre Thériault a déjà un coffre à outils, pourquoi elle ne s’en sert pas? », se demande Marjolain Dufour.

Le député s’offusque aussi du fait que la ministre admette que la loi 73, adoptée il y a deux ans, comporte plein de trous, mais qu’elle reporte encore le dépôt d’un autre projet de loi pour la colmater. « La loi 73 devait empêcher que toute personne morale accusée de frauder l’État ne puisse pas obtenir de contrats de l’État pendant cinq ans. On connaît le résultat : même si un entrepreneur reconnaît être coupable, même si la ministre dit qu’il y aura sanction, la Régie du bâtiment ne fait rien. Pendant ce temps, même s’ils sont reconnus coupables de frauder l’État, des entrepreneurs empochent des millions de dollars et obtiennent encore des contrats. C’est l’impunité totale », a dénoncé le député.

Le Parti Québécois entend collaborer à l’étude du projet de loi 33, comme il l’a fait avec la douzaine d’autres projets de loi que le gouvernement libéral a fait adopter au cours des deux dernières années pour éviter une enquête publique. « Le Parlement peut bien faire adopter des lois, encore faut-il les appliquer! Quoi qu’il en soit, seule une enquête publique sur l’industrie de la construction est nécessaire. Apporter des correctifs avant cette enquête publique constitue un “plaster” sur une plaie béante », a conclu le député.

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