Démantèlement des CLSC - Le Parti Québécois exige du gouvernement libéral qu’il précise ses intentions
jeudi 7 avril, 2016
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Québec – La députée de Taillon et porte-parole du Parti Québécois en matière de santé et d’accessibilité aux soins, Diane Lamarre, a questionné la démarche du ministre Barrette dans le dossier du transfert de professionnels des CLSC vers les GMF.

En présence du président de l’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec, Claude Leblond, de la présidente de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux, Carolle Dubé, et de la présidente de Médecins québécois pour le régime public, Isabelle Leblanc, Mme Lamarre a dénoncé l’absence de plan du ministre et son manque de transparence, dans ce qui s’apparente à un démantèlement des CLSC.

« La première question qui se pose est : pourquoi ne pas ajouter des professionnels plutôt que de dépouiller les CLSC de leurs ressources humaines? Il n’était pourtant écrit nulle part dans les engagements du Parti libéral qu’un démantèlement des CLSC serait opéré. Alors que le ministre a dit lui-même que les GMF s’occupaient du curatif, il y a lieu de s’inquiéter que cette réforme se traduise par un recul en matière de prévention, ainsi que sur le plan de l’efficacité du suivi effectué auprès des patients complexes, ayant à la fois des problèmes physiques, psychosociaux et de santé mentale, et qui se retrouvent actuellement très souvent en CLSC. De plus, il est difficile de ne pas y voir une autre volonté du ministre de centraliser l’organisation des soins autour des médecins », a déclaré la députée.

« Plusieurs questions demeurent sans réponse à l’heure actuelle et suscitent de vives inquiétudes sur le terrain : qu’adviendra-t-il des patients qui sont actuellement suivis en CLSC? Que deviendra la mission des CLSC, si on déménage tous les professionnels qui y œuvrent? De quelle autonomie jouiront les professionnels non médecins en GMF? La vraie collaboration interprofessionnelle ne peut se faire dans un contexte où le médecin se trouve en position d’autorité par rapport aux autres professionnels, comme c’est le cas actuellement avec les infirmières praticiennes spécialisées. Le ministre doit dès maintenant préciser ses intentions et présenter un plan clair », a conclu Diane Lamarre.

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