Congestion routière et transport en commun dans la région de Montréal : l'heure n'est plus à la réflexion, mais aux décisions et à l'action
jeudi 18 août, 2011
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Montréal – « Il y a quelque chose d’extrêmement troublant d’entendre aujourd’hui le gouvernement libéral de Jean Charest nous annoncer qu’il entame une réflexion sur la congestion routière et le transport en commun dans la région de Montréal. Alors que les Québécois veulent un premier ministre qui a les deux mains sur le volant pour faire face à la congestion routière, ils ont un premier ministre qui a les deux pieds sur les freins ».

C’est ce qu’a déclaré le député de Gouin et porte-parole de l’opposition officielle en matière de transports, Nicolas Girard, qui réagissait à la rencontre convoquée par le premier ministre du Québec, Jean Charest, avec plusieurs maires et plusieurs ministres de son gouvernement. Or, au moment où se tenait cette rencontre, le quotidien La Presse nous révèle aujourd’hui que le gouvernement Charest freine les projets de transport en commun pour la métropole.

« Il est difficile d’avaler les paroles du premier ministre aujourd’hui qui dit aux Québécois qu’il est soucieux des embouteillages monstres qu’ils subissent quotidiennement et qui risquent d’être plus importants à la rentrée de septembre quand on apprend en même temps qu’il bloque le développement de projets majeurs qui pourraient avoir un impact positif pour désengorger Montréal. Les bottines ne suivent pas les babines », déplore Nicolas Girard.

Le gouvernement doit lever le moratoire au développement du transport en commun

La congestion routière, selon une étude de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, représente un coût astronomique qui dépasse 1,4 milliard de dollars. Le Parti Québécois réitère l’importance non pas de réfléchir, mais d’agir. « Les solutions concrètes existent, mais plus le gouvernement tarde à les appliquer, plus la congestion routière sera infernale pour les automobilistes et les usagers du transport en commun. L’avenir est au transport collectif, mais le gouvernement Charest est toujours en mode réflexion. Ça n’a pas de sens », a-t-il poursuivi.

« L’absence de décisions et d’actions risque d’avoir des conséquences directes pour les utilisateurs. Il y a urgence de procéder à la construction de gares de trains, à la réfection du métro, à l’achat de nouveaux autobus. Il faut sans délai prolonger le métro et aboutir avec le train de l’Est. Or, tout ceci est compromis par l’absence de vision du gouvernement libéral qui impose un moratoire pour ces projets essentiels », a ajouté Nicolas Girard.

Pont Champlain : le Québec est oublié par le fédéral

Nicolas Girard juge particulièrement gênante la position dans laquelle le gouvernement du Québec est placé vis-à-vis Ottawa pour réclamer un nouveau Pont Champlain. « Malgré les nombreux appels, malgré les motions de l’Assemblée nationale, malgré les hauts cris des maires, des députés et du premier ministre du Québec, le gouvernement fédéral ne bouge pas, se tait et se refuse à annoncer un tel projet, pourtant essentiel. Que faudra-t-il de plus pour que le Québec se fasse entendre? », se questionne le député de Gouin.

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