Conflit étudiant : « Seules des élections générales peuvent dénouer l'impasse » - Pauline Marois
mercredi 2 mai, 2012
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Québec – Devant l'entêtement du premier ministre à ne pas proposer des solutions pour régler l'impasse qui oppose son gouvernement aux étudiants depuis maintenant 79 jours, la chef de l'opposition officielle et députée de Charlevoix, Pauline Marois, conclut que la seule façon de dénouer le conflit passe par le déclenchement d'élections générales.

« Jean Charest se fait clairement du capital politique sur le dos des étudiants. Le gouvernement libéral ne veut ni discuter ni régler le conflit. Nous avons proposé d'ouvrir un dialogue avec les étudiants. Nous avons proposé de suspendre la hausse et nous proposons encore aujourd'hui la nomination d'un médiateur dans le cadre d'une motion qui sera débattue cet après-midi à l'Assemblée nationale. Malheureusement, rien de fonctionne. Le premier ministre refuse systématiquement toutes les solutions pour dénouer la crise », a déploré Pauline Marois.

La chef du Parti Québécois a rencontré aujourd'hui les représentants des associations étudiantes en compagnie de la députée de Taillon et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'enseignement supérieur et de prêts et bourses, Marie Malavoy, du député de Terrebonne et porte-parole pour la jeunesse et les affaires étudiantes, Mathieu Traversy, et du député de Rousseau et porte-parole en matière de finances et de développement économique, Nicolas Marceau. Pauline Marois a réitéré l'engagement du Parti Québécois à l'égard des droits de scolarité.

« Nous prenons l'engagement formel d'annuler la hausse drastique de 82 % des droits de scolarité décrétée par le gouvernement si les Québécois nous font confiance lors de la prochaine élection. Nous tiendrons rapidement un sommet sur l'enseignement supérieur », a-t-elle expliqué.

Le sommet sur l'enseignement supérieur portera sur la qualité de l'enseignement et de la recherche, l'adéquation entre la formation et les besoins de l'économie, le financement du réseau des universités québécoises et la détermination de la part de l'État, des étudiants et du secteur privé, la gestion des universités et l'évaluation des coûts globaux des droits de scolarité, incluant les frais afférents.

Pour la chef de l'opposition, les droits de scolarité ne devraient jamais être haussés à un niveau supérieur à celui du coût de la vie, et ce, tant que le Québec n'aura pas rattrapé son retard sur la moyenne canadienne du taux de diplomation. À titre d'exemple, le taux de diplomation chez les hommes de 25 à 34 ans au Québec est de 27 % alors qu'il est de 33 % en Ontario. Chez les femmes du même âge, au Québec il est de 37 % et en Ontario de 41 %.

Les gouvernements libéraux sont les champions des hausses des droits de scolarité. De 1990 à 1994, ils les ont augmentés de 320 %, les faisant passer de 500 à 1600 dollars par année. Puis, depuis 2007, les frais ont encore été haussés de 100 dollars par année. Les gouvernements du Parti Québécois ne les ont jamais augmentés, même du temps du déficit zéro.

« L'éducation a toujours été une priorité pour le Parti Québécois. Nous voulons augmenter le nombre de diplômés au Québec. L'accessibilité aux études supérieures est influencée par les droits de scolarité. L'impact des hausses des années 1990 se reflète directement sur le taux de fréquentation. L'éducation est le meilleur investissement collectif que nous puissions faire. Plus le Québec comptera de diplômés, plus notre société sera riche », a-t-elle expliqué, en ajoutant que le gouvernement ontarien vient de réduire ses droits de scolarité de 30 % cette année, malgré un important effort d'austérité budgétaire.

« Les étudiants ne doivent pas payer le prix de l'entêtement de Jean Charest. Nous sommes devant un cul-de-sac. Jean Charest a déclaré qu'il y aurait des élections quand les Québécois seraient prêts. Les Québécois sont prêts. Le gouvernement libéral est à bout de souffle, il est usé et a perdu la confiance de la population depuis longtemps. La seule façon de dénouer l'impasse, c'est de déclencher des élections générales », a déclaré Pauline Marois, en ajoutant que plusieurs autres enjeux feront aussi partie de la prochaine campagne électorale dont la gestion des ressources naturelles, la défense des intérêts du Québec, la langue et la question de l'intégrité.

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